Lire avec Des’lices

Des rencontres proposées deux ou trois fois par an permettent de discuter d’ouvrages ayant trait à la musique. Ce fut le cas le 16 octobre dernier autour de livres écrits par Catherine DAVID auteur franco-américaine, romancière, essayiste, critique littéraire et pianiste amateur.

  • Le livre La Beauté du geste, est un essai sur le piano et le tai-chi-chuan : convoquant sa passion pour deux arts qu’elle pratique en amateur, Catherine David en analyse le rapport inattendu, l’étrange complicité rendue naturelle par le geste qui les fonde,
  • Crescendo : Dans ce livre, Catherine David glisse nombre de petits conseils précieux au fil des pages mais par dessus tout elle y montre le plaisir que chacun peut prendre à « grandir » ou plus exactement à progresser car selon ses propres mots  « La pratique du piano ne comporte pas de limite d’âge et nous voulons croire qu’en musique comme en amour, le temps qui passe n’est pas un inconvénient mais une chance à saisir[…] Dans cette perspective, chaque minuscule progrès, plus qu’une victoire ou une conquête, devient une sorte de renaissance, une matinée de soleil ». Il est urgent de répondre à l’appel du clavier, de refaire les gestes familiers,  urgent d’extraire la musique de la grande carcasse comme Aladin fait surgir de sa lampe le Génie qui exauce tous les vœux.
  • Lettre ouverte à ma main gauche :

Atteinte d’un trouble cérébral, une dystonie musculaire, Catherine David a éprouvé le besoin d’écrire à sa main gauche et de lui dire l’amour qu’elle porte à la musique et aux compositeurs. Ce livre est le dernier opus de la série intitulée « La beauté du geste », ensemble consacré aux plaisirs et aux bienfaits de la pratique musicale, dans lequel l’auteur évoque le rapport des sens à la musique et ses vertus thérapeutiques.

Lors de la saison dernière nous avons découvert la Chinoise Zhu Xiao-Mei, célébrée dans le monde entier comme une pianiste virtuose et une immense artiste, à travers son ouvrage La rivière et son secret : des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach ; nous suivons le destin d’une femme d’exception à l’appui d’une lecture autant passionnante qu’enrichissante. À lire par les amateurs de piano et par les lecteurs désireux de connaître certains faits engendrés par la révolution culturelle de Mao.

La première rencontre du mois d’octobre 2017 avait permis des échanges très intéressants au sujet du livre de l’écrivain américain Richard Powers : Le temps où nous chantions. Richard Powers montre, à travers une émouvante saga familiale, que la musique ne peut effacer toutes les difficultés liées à la discrimination raciale.

Pour préparer la rencontre du mardi 19 février 2019, nous avons retenu deux ouvrages :

–   Le secret de Anna Enquist écrivaine et psychanalyste néerlandaise. Mélancolique et passionnée, cette confession à la troisième personne  parle de la puissance de la musique face à la vanité du langage, de la faiblesse humaine et du grand chagrin, de l’amour fou et du Concerto italien de Bach. Dans la mélodie de ses souvenirs, ce sont les silences qui donnent le ton : la sombre réserve de son père, les secrets de sa mère, le mutisme de son frère handicapé, les soupirs du professeur de piano.

  • L’accompagnatrice de Nina Berberova écrivaine et poétesse russe. Au cœur de ce roman, il y a une opposition constante entre deux personnages féminins, antithèse l’une de l’autre car venant de deux couches sociales opposées mais rapprochées par la musique. Dans ce journal de femme, on découvre des scènes qui, entre esquisses et ellipses, dessinent une géographie intime tourmentée. Le plus important dans cette confession réside dans tout ce qui n’est pas dit, mais deviné.

Rejoignez-nous, le mardi 19 février 2019,  à 14h30,  au Studio de danse de l’Opéra. L’intérêt est d’avoir lu les livres avant la réunion pour participer pleinement à la discussion. Bienvenue à tous !

Les comptes rendus sont tirés pour partie des résumés proposés sur le site babelio.com

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