Les opéras du mois de mai en accès gratuit sur Internet

 

Les opéras de mai en accès gratuit sur Internet

En cette période de confinement, n’oubliez pas de consulter les diverses initiatives de l’Opéra national de Lorraine.

Consultez également régulièrement les sites qui actualisent les opéras disponibles en streaming : forumopera les classe par compositeurs et opera-online par maisons d’opéra.

Et, pour vaincre la morosité, rien ne vaut la chaine youtube l’opéra et ses zouzde Mia Mandineau qui résume de manière désopilante les opéras du répertoire.

Pour une présentation de la rubrique « les opéras sur tous vos écrans », cliquez ici

Vous les avez vus à l’Opéra national de Lorraine, vous pourrez les revoir dans d’autres mises en scène…

  • Barry, L’Importance d’être Constant   [Operavision]    [création mondiale à Nancy en mars 2013 | Tito Muñoz / Sam Brown ]  
    Fribourg, Nouvel Opéra | 2019 | Jérôme Kuhn / Julien Chavaz | « Lelivret du compositeur réutilise en le condensant le texte de la pièce éponyme d’Oscar Wilde, L’Importance d’être Constant (selon son titre français), datée de 1895, et son sujet de personnages égarés qui s’inventent une autre vie (et à l’occasion un nom : Ernest, ou Constant dans sa version française) à travers des péripéties d’une loufoquerie empreinte de nonsense. Un joyeux délire, dans une précision millimétrée, parcourue d’une vie et d’un humour de chaque instant. Ce qui répond tout à fait l’esprit de la pièce, sa drôlerie décapante et son absurdité ravageuse… » (concertclassic) « Comment traduire en musique le fameux nonsense britannique et son inquiétante étrangeté ? C’est à ce défi qu’a cherché à donner une réponse le compositeur irlandais Gérald Barry… La troupe fribourgeoise est absolument impressionnante tant vocalement qu’au plan scénique. » (musicologie.org)
  • Debussy, Pelléas et Mélisande   [Operavision]   [Nancy | saison 2009-10 | Juraj Valcuha / Alain Garichot]
    Berlin, Komische Oper | 2017 | Jordan de Souza / Barrie Kosky | « Un concept éculé, une partition tronquée et un choix esthétique à contresens… Il ne reste pas grand-chose à sauver de la nouvelle production de Pelléas et Mélisande à la Komische Oper de Berlin. » (forumopera) « À trop chercher à restituer dans la mise en scène l’expressionnisme sous-jacent de la partition de Pelléas et Mélisande, Barrie Kosky passe à côté du chef-d’œuvre de Debussy. La distribution, peu propice, à l’exception du Golaud de Günter Papendell, et la direction de Jordan de Souza, qui développe de belles sonorités mais assez peu appropriées, sont à l’avenant. » (resmusica)
  • Dvořák,Rusalka  [Operavision]Nancy | saison 2010-11 | Christian Arming / Jim Lucassen
    Anvers, Opéra Ballet Vlaanderen | 2020 | Giedré Šlekytė / Alan Lucien Øyen | « Rusalka, conte lyrique inspiré de La petite sirène ou encore de Undine, est l’avant-dernière œuvre de Dvořák et l’un de ses plus grands succès. Dans cette production de l’Opéra Ballet Vlaanderen, le metteur en scène et chorégraphe norvégien Alan Lucien Øyen apporte une nouvelle dimension à ce chef-d’œuvre du répertoire tchèque en dédoublant les personnages principaux sur scène, à la fois représentés par un(e) chanteur(se) et un(e) danseur(se), renforçant ainsi le profond onirisme de l’opéra. Le personnage de Rusalka est incarné par l’impressionnante soprano sud-africaine Pumeza Matshikiza et l’orchestre dirigé avec brio et intensité par la cheffe lituanienne Giedré Šlekytė. » (Operavision)
  • Mozart, Don Giovanni     [Operavision]  Nancy | saison 2017-18 | Rani Calderon / Jean-François Sivadier
    Helsinki, Finnish national Opera | 2020 | Patrick Fournilmlier / Jussi Nikkilä | « Cette nouvelle interprétation de Don Giovanni par l’acteur et metteur en scène finlandais Jussi Nikkilä, mariant le moderne au rococo, regorge d’allégresse et de luxure. » (Operavision)
  • Mozart, Don Giovanni   jusqu’au 14 mai   [France.tv]  Nancy | saison 2017-18 | Rani Calderon / Jean-François Sivadier
    Paris, Opéra Garnier | 2019 | Philippe Jordan / Ivo van Hove | « Dans sa mise en scène comme dans sa direction musicale, cette nouvelle production de Don Giovanni à l’Opéra de Paris vaut surtout par une distribution reposant pour l’essentiel sur de jeunes chanteurs » (resmusica) « Distribution inégale, heureusement dominée par le Don Giovanni d’Étienne Dupuis, mordant et d’une morgue impérieuse… Leporello (Philippe Sly) semble un double en devenir de Giovanni, légèrement plus tendre – car le Don selon van Hove est ici un prédateur dur, antipathique même, qui fonctionne moins à la séduction qu’à l’intimidation »  (Avant-scène opéra) « Du théâtre chanté, du vrai, même si on peut regretter de n’être pas davantage dérouté par la proposition scénique, scène finale exceptée… » (forumopera) « Le metteur en scène part du constat que Don Giovanni, supposé séducteur de milliers de femmes, échoue pourtant dans ses différentes tentatives et en conclut que Don Giovanni est un mythomane qui utilise le pouvoir, l’argent et la force pour tenter, en vain donc, d’arriver à ses fins… ». (olyrix)
  • Mozart, Les Noces de Figaro   [Operavision]   Nancy | saison 2006-07 | Juraj Valcuha / Jean Lierlier |
    Wormsley, Garsington Opera | 2017 | Douglas Boyd / John Cox |
  • Offenbach, La Belle Hélène   [ArteConcert]   Nancysaison 2018-2019 | Laurent Campelone / Bruno Ravella |
    Paris, Châtelet | 2015 | Lorenzo Viotti / Giorgio Barberio Corsetti et Lorenzo Viotti | « Il n’est pas certain que le Théâtre du Châtelet ait été bien inspiré de faire encore appel au tandem formé par Giorgio Barberio Corsetti et Pierrick Sorin. Si l’incrustation de l’image des chanteurs dans une vidéo projetée au-dessus d’eux sur grand écran avait fait son effet pour la Pietra del Paragone en 2007, le procédé, repris plusieurs fois depuis, commence à s’essouffler. A trop se préoccuper de virtuosité technique, la mise en scène oublie deux clés, essentielles pourtant au genre opéra bouffe : le théâtre et l’humour. Sur écran, les visages n’ont pas toujours intérêt à être vus en gros plan tandis que sur le plateau, cruellement nu, il ne se passe rien. L’abus de gags a parfois pu nuire à la comédie. Ici, à l’inverse, l’interprétation est d’une telle sagesse que le livret et la musique sont seuls à dérider la salle. » (forumopera)
  • Puccini, Madama Butterfly     [France.tv]    Nancysaison 2018-2019 | Modestas Pitrėnas / Emmanuelle Bastet|Liège, Opéra royal de Wallonie | 2019 | Speranza Scappucci / Stefano Mazzonis di Pralafera | « Si Pinkerton revient bien à bord du navire Abraham Lincoln, c’est à bord d’un hélicoptère qu’il revient chez Butterfly, au cours d’une scène qui ne manque pas de provoquer quelques gloussements de la part du public (l’engin se pose sur le toit du vilain immeuble moderne qu’habite désormais Cio-Cio-San)… Pourtant, la première partie du spectacle semblait on ne peut plus traditionnelle, la transposition vers les années 1950 étant fort discrète. Dans un décor passablement kitsch, où il ne manque que le pont japonais cher aux mises en scène qui ravissait nos aïeux, Butterfly et son cortège font irruption dès l’ouverture, ce qui gâche un peu l’apparition prévue ensuite. »  (forumopera) « Au-delà d’une distribution inégale, on en retiendra l’intéressant pari d’une transposition de l’action dans le contexte nippon plus récent, laquelle ne va pas sans ménager quelques surprises, outre un sensible détournement de l’argument frisant le contre-sens lors du tragique dénouement final… Que penser de la contestable et ultime surprise réservée au spectateur aux derniers instants de la représentation, laquelle trahit quelque peu le livret et l’essence de l’œuvre ? Après le suicide d’honneur, pudiquement masqué, de l’héroïne, Lady Pinkerton se précipite vers un landau… vide d’où elle ne peut extraire que couvertures et coussins. Le couple repartira meurtri et les mains vides aux États-Unis : pas de bambin à l’horizon. Butterfly a-t-elle fantasmé une hypothétique grossesse ? A-t-elle manipulé le lieutenant pour favoriser son retour et le piéger ? Ou l’enfant a-t-il disparu ? À chaque spectateur d’établir sa vérité avec cette tragique fin ouverte, réinventée de manière discutable. » (resmusica)
  • Puccini, Madame Butterfly  [Operavision]  Nancy | saison 2018-19 | Modestas Pitrènas / Emmanuelle Bastet
    Stockholm, Royal Swedish Opera | 2018 | Ben Gernon / Kirsten Harms | « Le dernier des trois grands opéras de Puccini, Madame Butterfly, est aussi beau que déchirant. La soprano lituanienne Asmik Grigorian chante le rôle-titre dans cette production colorée du Royal Swedish Opera, caractérisée par l’éclat et le kitsch du Japon d’après-guerre. » (Operavision) « Dans cette production, l’action a été déplacée (sans conséquence) vers une période postcoloniale au milieu du 20e siècle, avec la famille Butterfly dans des vêtements kitsch asiatiques… La voix d’Asmik Grigorian (Cio-Cio-San), à ce stade de sa carrière, est parfaite pour ce répertoire… Pour la première fois, j’ai vu à quel point elle est consciente de l’abandon de Pinkerton et comment sa croyance granitique en son retour est une façade, une mascarade désespérée qu’elle joue pour se duper. » (bachtrack)
  • Puccini, Turandot    [ArteConcert]  Nancy | saison 2013-14Rani Calderon / Yannis Kokkos
    Barcelone, Liceu | 2019 | Josep Pons / Franc Aleu | « Le choix du metteur en scène a été de transposer l’œuvre dans le futur… Pourquoi pas !… Le spectacle en lui-même est somptueux, mais trop c’est trop… débauche de laser, d’images synthétiques, de couleurs et de lumières, on ne sait plus où regarder, et les personnages principaux sont un peu noyés dans la masse… distribution dont la qualité première est l’unité et l’équilibre… orchestre boosté par un Josep Pons en grande forme. » (forumopera) « Si ce progrès technologique occupe la place prépondérante dans la lecture d’Aleu et Gómez, il est là pour être dénoncé. Les personnages sont divisés en deux mondes, séparés par la notion de l’Amour. L’univers auquel appartient Turandot est celui des robots et androïdes (joués par le chœur) qui idolâtrent son image de princesse insensible à l’amour des hommes. Par opposition, Timur, Liù et Calaf sont les êtres humains capables d’aimer et de se vouer au sacrifice… » (olyrix)
  • Puccini, Turandot     [France.tv]    Nancy | saison 2013-14 | Rani Calderon / Yannis Kokos     
    Madrid, Teatro real | 2018 | Nicola Luisotti / Robert Wilson | « Depuis sa Butterfly créée il y a très exactement 25 ans à l’Opéra Bastille, Robert Wilson n’avait plus abordé Puccini. Sa rencontre avec Turandot permet la création d’un spectacle visuellement fort, très bien servi musicalement. » (olyrix) « A 77 ans, Bob Wilson sait nous surprendre avec une approche scénique renouvelée. » (forumopera) « Une proposition de minimalisme académique basée sur la lumière, la couleur et le statisme typiques du langage de Wilson. Nicola Luisotti signe une direction musicale énergique et vibrante qui aide, et beaucoup, le résultat final. » (elasombrario)
  • Ravel, L’Enfant et les Sortilèges     [France.tv]      [Nancy| saison 2009-10 | Jonathan Schiffman / Benoit Bénichou]
    Lyon, Opéra | 2016 | Titus Engel / James Bonas | « La tristesse et la mélancolie qui imprègnent cette interprétation peuvent faire regretter que peu de place soit laissée à l’humour, à la drôlerie, au comique de l’œuvre. » (forumopera)
  • Rossini, La Cenerentola     [Operavision] Nancy | saison 2008-09 | Paolo Olmi / Stephan Grögler
    Dublin, Irish National Opera | 2019 | Fergus Sheil / Orpha Phelan | « D’excellents solistes, un chœur raffiné et des décors de contes de fées » (bachtrack)
  • Stravinsky, The Rake’s Progress     [ArteConcert] Nancy | saison 2011-12 | Tito Munoz / Carlos Wagner
    Festival d’Aix en Provence | 2017 | Tim Brown / Simon McBurney | « C’est étonnamment le travail du metteur en scène britannique Simon McBurney qui vise juste, à l’inverse des autres composantes… » (resmusica) « Sa vision de The Rake’s Progress repose sur une excellente idée de départ, mais qui, à elle seule, ne suffit pas à porter le spectacle aux sommets les plus élevés… » (forumopera) « la direction musicale n’est pas à la hauteur de l’imaginaire stravinskien… » (Télérama) « Avec une distribution très homogène, et un spectacle accompli, c’est un succès incontestable… » (wanderersite)
  • Verdi, Nabucco    [France.tv]   Nancy | saison 2014-15 | Rani Calderon / John Fulljames |
    Vérone, Arènes  | 2017 | Daniel Oren / Arnaud Bernard | « Parti-pris du metteur en scène qui replace l’œuvre à l’époque de sa composition : il ne s’agit plus des Hébreux prisonniers des Babyloniens sous Nabuchodonosor dans la Bible, mais de l’Italie occupée par l’Autriche à l’époque de Verdi, au milieu du XIXe siècle. Rapport pertinent bien entendu… Indéniablement, le spectacle « en met plein les yeux », mais pas les oreilles : le grand show est fait pour être vu de loin, apprécié depuis les arènes, car en vidéo les figurants sont montrés de près et, pour ne pas perturber la musique, ils s’agitent sans émettre un son, comme de vieux personnages d’un film muet. » (olyrix) « la transposition de Nabucco en plein Risorgimento non seulement fonctionne mais fait naître un réseau de correspondances pertinentes, sans se priver d’effets spectaculaires (on est quand même à Vérone !) dont l’impact visuel est toujours nourri d’une épaisseur sémantique réelle… les interprètes sont hélas trop souvent loin de l’irréprochable, y compris les chœurs vaillants (nombreux !) mais peu stylistes. » (Avant-scèneOpéra)
  • Verdi, Nabucco   [Operavision]     Nancy | saison 2014-15 | Rani Calderon / John Fulljames |
    Parme, Teatro Regio | 2019 | Francesco Ivan Ciampa / Stefano Ricci et Gianni Forte | « La production de 2019 du Festival Verdi de Parme a été saluée par la critique pour ses metteurs en scène, Stefano Ricci et Gianni Forte, pour lesquels l’opéra permet de questionner le monde d’aujourd’hui. Le rideau se lève dans les entrailles d’un navire de guerre contemporain. » (Operavision)

Si vous aimez les opéras baroques…

  • Cavalli, Ercole Amante    [ArteConcert]
    Paris, Opéra Comique | 2019 | Raphaël Pichon / Valérie Lesort et Christian Hecq | « C’est donc à trois heures d’enchantement que nous convient les artistes ce soir… L’enchantement est d’abord visuel… Certains pourront préférer les recherches de scénographes faiseurs d’images qui se veulent plus contemporaines (les Cogitore ou Castellucci par exemple), mais on ne peut pas reprocher à cette équipe de manquer d’ambition plastique pour autant et au moins ce soir a-t-on le souci du théâtre… La meilleure production moderne d’un opéra de Cavalli. » (forumopera) « Trois siècles et demi après sa création à Paris, l’opéra composé pour les noces de Louis XIV s’invente de nouveaux fastes… » (diapason) « Un spectacle trépidant, qui n’hésite pas à marier Le Cinquième élément de Luc Besson aux films de Tim Burton, La Reine des neiges à Astérix… On s’amuse beaucoup – mais fallait-il pour autant transformer Ercole amante en énorme opéra bouffe ? » (Avant-scène opéra)
  • Grétry, Richard Cœur de lion     [France.tv]         
    Versailles, Opéra royal | 2019 | Hervé Niquet / Marshall Pynkoski | « Marshall Pynkoski a choisi de transposer l’action au siècle des Lumières, sans toutefois chercher à identifier le souverain incarcéré à un monarque ayant connu les mêmes désagréments peu après 1784, année de la création de l’œuvre. L’essentiel est que le spectacle soit fluide et surmonte l’écueil que peuvent être les dialogues parlés, ce que facilite une distribution (presque) entièrement francophone. Les ballets réglés par Jeannette Lajeunesse Zingg s’intègrent parfaitement à l’action… Hervé Niquet dans la fosse entraîne son Concert Spirituel tambour battant mais sans jamais donner le sentiment de brusquer les choses. » (forumopera) « l’Opéra royal de Versailles vient de recréer un opéra-comique écrit en 1784 et fort célèbre en son temps. L’Histoire y est traitée avec désinvolture, mais personne ne se plaindra d’une telle gourmandise visuelle, plus proche de la comédie musicale que de l’opéra traditionnel. » (telerama) « Pour souffler ses 250 bougies, l’Opéra royal se devait de reprendre cette partition du musicien favori de Marie-Antoinette, écrite sur un livret de Sedaine. Dans un décor de toiles peintes conçu par Antoine Fontaine, Marshall Pynkoski ressuscite une époque : production classique, mais en rien empesée, allègrement troussée, pleine de rythme et de verve, avec une chorégraphie à l’unisson signée Jeannette Lajeunesse Zingg. Versailles comme si vous étiez… Et les chanteurs, habillés de jolis costumes des années 1780, excellent dans les dialogues parlés. » (diapason)
  • Haendel, Xerxès   [OperaVision]Düsseldorf, Deutsche Oper am Rhein | 2019 | Konrad Junghänel / Stefan Herheim | « Créée en 2012 au Komische Oper de Berlin, puis présentée l’année suivante à Düsseldorf, la production réjouissante du Xerxès de Stefan Herheim n’a cessé d’être reprise dans ces deux villes depuis lors : il s’agit en effet de l’une des plus grandes réussites du metteur en scène norvégien, qui s’en donne à cœur joie pendant les trois actes de cette comédie parmi les plus loufoques de Haendel. » (concertonet) « Traversé par un souffle de liberté et une fantaisie jubilatoire, ce Serse nous offre un très grand moment de théâtre. A dire vrai, notre bonheur serait complet si cette quête permanente du rire ne s’opérait pas quelquefois au détriment de l’émotion, sinon du plaisir musical. » (forumopera) « Le décor impressionnant de Heike Scheele est pratiquement un théâtre baroque complet… (bachtrack)
  • Monteverdi, Le Retour d’Ulysse dans sa patrie   [Operavision] 
    Mannheim, NTM | 2019 | Jörg Halubek / Markus Bothe | « Dans sa mise en scène ludique qui narre le retour du héros homérique, le metteur en scène Markus Bothe met l’accent sur sa modernité, citant diverses traditions théâtrales, du théâtre de marionnettes et de rue à la Commedia dell’arte, et place les musiciens au centre de la scène. » (Operavision)
  • Purcell (d’après),Miranda    [ArteConcert]        
    Paris, Opéra Comique | 2017 | Raphaël Pichon / Katie Mitchell | « L’action de cet opéra se passe en Angleterre, de nos jours. Bien qu’ancrée dans une réalité contemporaine, ce sont les figures de Henry Purcell et de William Shakespeare que l’on peut voir planer tout au long de la représentation. « Miranda » emprunte en effet autant à « Didon et Enée » pour sa musique qu’à « La Tempête » pour sa dramaturgie. Une manière de souligner l’atemporalité de ces deux mastodontes de la culture britannique. » (ArteConcert)
  • Purcell, The Indian Queen     [France.tv]         
    Lille, Opéra | 2019 | Emmanuelle Haïm / Guy Cassiers | « Nous en rêvions, Emmanuelle Haïm l’a fait, retrouvant pour l’occasion le metteur en scène flamand Guy Cassiers. Cette nouvelle production de The Indian Queen réinsère la musique de Purcell dans la pièce de théâtre pour laquelle elle fut composée… Avec ce projet ambitieux et risqué, l’Opéra de Lille crée l’un des événements les plus excitants de la rentrée lyrique… » (forumopera) « La production réussit pleinement dans son ambition de créer un objet esthétique tout à fait original et à sa façon assez captivant. » (Avant-scène opéra) « Le metteur en scène flamand Guy Cassiers et la cheffe française Emmanuelle Haïm ont, de ce fait, jugé opportun de remanier quelque peu l’ouvrage. Ils en proposent ainsi rien moins qu’une recréation, assurant à la musique une présence plus continue (avec des pièces de John Blow et Matthew Locke, soit une heure de musique à peu près, contre deux de texte parlé), mais en maintenant l’intégralité de la pièce de théâtre originale… Le travail de Guy Cassiers sur cette production nous semble comme l’un de ses plus aboutis, et il réussit la quadrature du cercle en faisant entrer en osmose l’univers théâtral, défendu par huit comédiens britanniques, et la partie musicale, dévolue à neuf chanteurs provenant également tous de la patrie de Shakespeare… L’ensemble de comédiens et chanteurs ne mérite que des éloges, pour leur talent autant que leur engagement… Dernier bonheur de la soirée, la baguette d’Emmanuelle Haïm à la tête d’un superbe Concert d’Astrée. » (opera-online)
  • Rameau, Les Boréades    [France.tv]      jusqu’au 15 mai
    Dijon, Opéra | 2019 | Emmanuelle Haïm / Barrie Kosky | « Barrie Kosky est bien notre magicien d’Oz, le seul à savoir ainsi combiner intelligence, sensibilité et beauté. Il prouve qu’il n’est pas nécessaire de transporter les intrigues des opéras dans un hôpital psychiatrique ou sur la lune pour présenter des spectacles d’aujourd’hui… La chorégraphie d’Otto Pichler est actuelle et colle parfaitement aux innombrables danses dont la partition est émaillée… Jamais l’orchestre de Rameau n’avait autant scintillé des mille nuances des instruments à vent » (forumopera) « Les Boréades était probablement, avec Les Troyens, un des deux spectacles les plus attendus de l’année. Le résultat, servi sur un plateau musical de très haut vol, comble l’impatience au-delà des espérances. » (resmusica) « Tandis que les scènes parisiennes boudent l’opéra baroque français, Dijon s’offrait le mois dernier la partition la plus dense et jouissive de Rameau, où triomphait Emmanuelle Haïm. (diapason) « Réussite absolue et souffle du génie » (classiquenews)
  • Rameau, Les Indes galantes     [ArteConcert]
    Paris, Opéra Bastille | 2019 | Leonardo García Alarcón / Clément Cogitore | « On peut difficilement parler de mise en scène, c’est davantage une performance de scénographe s’initiant à la direction d’acteur, et le paysage qu’on nous déroule pendant 3h30 est hélas bien pauvre et sinistre… Ce sont bien les musiciens qui sauvent la soirée et l’on comprend mal qu’ils puissent tolérer un tel saccage du final tant leur performance témoigne d’un amour profond de cette œuvre… Leonardo García Alarcón est l’un des meilleurs danseurs de la soirée : ses gestes amples et précis nous proposent sans doute la meilleure version des Indes Galantes que nous ayons entendue. » (forumopera) « Cette production de l’opéra-ballet de Rameau concilie sans effort baroque français et danses de rue, mais peine à remplir les vides narratifs laissés par le livret. L’enchantement musical compense heureusement la pauvreté du discours scénique. »(télérama) « Les Indes galantes version hip-hop à Bastille, « Les Sauvages » à la Fashion Week… La légendaire Danse des Sauvages (dans l’ultime épisode de l’œuvre) est à ce point puissante en terme d’énergie musicale et chorégraphique, que le reste du spectacle semble des prolégomènes à cette scène déjà chorégraphiée en 2017 par Clément Cogitore pour la 3e Scène -espace numérique de l’Opéra de Paris. » (olyrix)

Si vous aimez Mozart…

  • Mozart, Cosi fan tutte   [Operavision]  jusqu’au 10 mai
    Londres, Royal Opera House | 2010 | Thomas Hengelbrock / Jonathan Miller | « La production originale de Jonathan Miller pour Covent Garden en 1995 est chère au cœur du public londonien. La nécessité, dit-on, est mère de toute invention. N’ayant plus d’argent pour les costumes, Miller eut l’idée géniale de demander à Giorgio Armani de lui prêter main forte… » (operavision) « Il semble que Miller ait perdu sa foi dans l’œuvre, ou de toute façon dans sa capacité à la diriger. Lorsque la production était nouvelle, en 1995, et dans plusieurs reprises ultérieures, c’était un récit pénétrant et bouleversant, ainsi que drôle, de ce travail troublant. Maintenant, ce que nous voyons à Covent Garden, et ce à quoi les gens du monde entier ont été exposés, est une série grossière de gags périmés, avec les hommes déguisés en hippies équipés anachroniquement de téléphones-appareils photo et se comportant comme on pourrait s’y attendre dans une farce sous-Rossinienne. » (spectator)
  • Mozart, Don Giovanni   [Operavision]   Nancy | saison 2017-18 | Rani Calderon / Jean-François Sivadier
    Helsinki, Finnish national Opera | 2020 | Patrick Fournilmlier / Jussi Nikkilä | « Cette nouvelle interprétation de Don Giovanni par l’acteur et metteur en scène finlandais Jussi Nikkilä, mariant le moderne au rococo, regorge d’allégresse et de luxure. » (Operavision)
  • Mozart, Don Giovanni   jusqu’au 14 mai   [France.tv]  Nancy | saison 2017-18 | Rani Calderon / Jean-François Sivadier
    Paris, Opéra Garnier | 2019 | Philippe Jordan / Ivo van Hove | « Dans sa mise en scène comme dans sa direction musicale, cette nouvelle production de Don Giovanni à l’Opéra de Paris vaut surtout par une distribution reposant pour l’essentiel sur de jeunes chanteurs » (resmusica) « Distribution inégale, heureusement dominée par le Don Giovanni d’Étienne Dupuis, mordant et d’une morgue impérieuse… Leporello (Philippe Sly) semble un double en devenir de Giovanni, légèrement plus tendre – car le Don selon van Hove est ici un prédateur dur, antipathique même, qui fonctionne moins à la séduction qu’à l’intimidation » (Avant-scène opéra) « Du théâtre chanté, du vrai, même si on peut regretter de n’être pas davantage dérouté par la proposition scénique, scène finale exceptée… » (forumopera) « Le metteur en scène part du constat que Don Giovanni, supposé séducteur de milliers de femmes, échoue pourtant dans ses différentes tentatives et en conclut que Don Giovanni est un mythomane qui utilise le pouvoir, l’argent et la force pour tenter, en vain donc, d’arriver à ses fins… ». (olyrix)
  • Mozart, Il sogno di Scipione   [Operavision] 
    Venise, La Fenice | 2019 | Federico Maria Sardelli / Elena Barbalich | « Lecture imaginative, capable de magnifier le côté dramatique et, dans une certaine mesure, de compenser les faiblesses inhérentes à l’œuvre. » (operawire) « Avec la direction compétente et vivante de Federico Maria Sardelli – un expert de ce répertoire – six jeunes chanteurs donnent vie aux dix joyaux de Il sogno di Scipione… » (bachtrack)
  • Mozart,La Clémence de Titus   [France.tv]         jusqu’au 22 mai
    Liège, Opéra royal de Wallonie | 2019 | Thomas Rösner, Cécile Roussat et Julien Lubek | « Cécile Roussat et Julien Lubek ont situé l’action dans un pays imaginaire, mais à une époque extrêmement reculée, en s’autorisant un détour sinon par la féerie, du moins par la fable. Ce n’est plus sous la Rome antique, mais carrément dans une préhistoire mythique que s’inscrit l’intrigue… » (forumopera) « Le spectateur se retrouve directement plongé dans un univers où se bousculent les références et, selon le goût et les préférences de chacun, on y retrouvera quelque chose du Magicien d’Oz, de La Flûte enchantée, d’Avatar, de Max et les Maximonstres, de La Planète des singes ou encore des bandes dessinées d’anticipation de Philippe Druillet… Si le foisonnement d’idées est incontestable, il débouche malheureusement sur une saturation visuelle qui risque à tout moment de distraire des beautés de la musique » (bachtrack) « La mise en scène questionne les codes de l’opéra, la magie et la beauté du réel, mais les désarticulant jusqu’à sembler vouloir faire oublier Mozart, la verve et la finesse de sa musique… » (olyrix)
  • Mozart, La Flûte enchantée      [France.tv]       
    Lyon, Opéra | 2013 | Stefano Montanari / Pierrick Sorin et Luc De Wit | « La mise en scène dialogue avec le cinéma et ses effets spéciaux… Pierrick Sorin et Luc de Wit ont opté pour la projection d’images filmées en direct comme “fil conducteur”. Par le biais d’un procédé classique mais somme toute ingénieux, en usant des fonds bleus de cinéma, caméras et écrans géants arrivent à placer les personnages dans un décor très coloré… Les effets sont volontiers grossiers, cheap et, même si l’on sent le second degré, on a du mal à en sourire. » (lyoncapitale) « Foisonnante et riche, cette représentation lyonnaise de La Flûte enchantée fait la part belle aux images et aux trucages, renouvelant la magie des machines anciennes qui créaient jadis sur la scène lyrique l’illusion du merveilleux… Si la réflexion et le sens critique sont ainsi stimulés en permanence, l’émotion est grande aussi, grâce à la poésie des images. » (forumopera)
  • Mozart, L’Enlèvement au sérail   [Operavision] 
    Glyndebourne, Festival | 2019 | Robin Ticciati / David McVicar | « La comédie hédoniste de David McVicar sur le choc des cultures met en scène Die Entführung aus dem Serail dans une fantaisie orientale du XVIIIe siècle, agrémentée de jardins ensoleillés et de terrasses fraîches et ombragées.. » (Operavision)
  • Mozart, Les Noces de Figaro    [Operavision]   Nancy | saison 2006-07 | Juraj Valcuha / Jean Lierlier |
    Wormsley, Garsington Opera | 2017 | Douglas Boyd / John Cox |
  • Mozart, Lucio Silla    [Operavision] 
    Bruxelles, La Monnaie | 2017 | Antonello Manacorda / Tobias Kratzer | « Sur l’actualisation banale du sujet (le « dirigeant » Silla détient Giunia dans une villa glaciale sous vidéosurveillance) se greffe une intrigue idiote de morts-vivants (le chœur joue laborieusement les zombies gothiques)… Noyant les enjeux de la tragédie dans un Regietheater pavlovien (Celia en gamine à la glu, obsédée par ses poupées), le spectacle glisse vers un scénario de téléfilm. » (diapason) « Autant le dire tout de suite, cette production est une magnifique réussite et les trois heures de musique (on sera reconnaissant au chef et au metteur en scène d’avoir sabré dans les récitatifs) se révèlent passionnantes… » (bachtrack)
  • Mozart, Requiem   [ArteConcert]           jusqu’au 9 mai
    Aix en Provence, Festival | 2019 | Raphaël Pichon / Romeo Castellucci | « Le Requiem, Messe des morts, n’a pas été conçu pour être mis en scène et il n’a pas d’intrigue à proprement parler. La vision qu’en propose Romeo Castellucci navigue entre opéra-ballet et tragi-comédie en musique… Raphaël Pichon est un maître de cérémonie funéraire mais à l’énergie pulsée communicative, doucement canalisée par les timbres feutrés ou crus de l’instrumentarium baroque. Le chœur s’y associe en contrepoint collectif limpide, tenant le rythme et le choc de la danse. » (olyrix) « En mettant en scène la messe des morts de Mozart à Aix-en-Provence, Romeo Castellucci veut célébrer la vie. Malgré ses prétentions, la fête prend souvent des accents de kermesse scolaire. Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion font ce qu’ils peuvent pour lui donner de la tenue. » (lesechos) « Cette messe funèbre, donnée traditionnellement dans les concerts et les églises, a été transformée par le metteur en scène radical Romeo Castellucci en une célébration de la vie à travers des tableaux où se succèdent des pas rappelant les danses folkloriques. La musique, à laquelle le chef d’orchestre de l’ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon, a ajouté des chants grégoriens est ponctuée également par la projection sur une toile à l’arrière-scène de noms de monuments disparus, du World Trade Center à la flèche de Notre-Dame, comme pour souligner la finitude de l’existence en même temps que sa célébration. » (orange – afp)

Si vous aimez les opéras italiens…

  • Donizetti, Lucia di Lammermoor [Operavision]    Nancy | saison 2015-16 | Corrado Rovaris / J-Louis Martinelli |
    Madrid, Teatro Real | 2018 | Daniel Oren / David Alden | « Heureusement que dans la vie du mélomane, il y a encore des soirées comme celle que vient d’offrir le Teatro Real… La mise en scène de David Alden transpose juste ce qu’il faut pour ne pas retomber dans l’opéra de grand-papa, et se contente de quelques « clés » pour éclairer l’intrigue d’un nouveau jour. » (forumopera)
  • Puccini, La Bohème    [Operavision] 
    Berlin, Komische Oper | 2019 | Jordan de Souza / Barrie Kosky |
  • Puccini, Madama Butterfly     [France.tv]    Nancysaison 2018-2019 | Modestas Pitrėnas / Emmanuelle Bastet|Liège, Opéra royal de Wallonie | 2019 | Speranza Scappucci / Stefano Mazzonis di Pralafera | « Si Pinkerton revient bien à bord du navire Abraham Lincoln, c’est à bord d’un hélicoptère qu’il revient chez Butterfly, au cours d’une scène qui ne manque pas de provoquer quelques gloussements de la part du public (l’engin se pose sur le toit du vilain immeuble moderne qu’habite désormais Cio-Cio-San)… Pourtant, la première partie du spectacle semblait on ne peut plus traditionnelle, la transposition vers les années 1950 étant fort discrète. Dans un décor passablement kitsch, où il ne manque que le pont japonais cher aux mises en scène qui ravissait nos aïeux, Butterfly et son cortège font irruption dès l’ouverture, ce qui gâche un peu l’apparition prévue ensuite. » (forumopera) « Au-delà d’une distribution inégale, on en retiendra l’intéressant pari d’une transposition de l’action dans le contexte nippon plus récent, laquelle ne va pas sans ménager quelques surprises, outre un sensible détournement de l’argument frisant le contre-sens lors du tragique dénouement final… Que penser de la contestable et ultime surprise réservée au spectateur aux derniers instants de la représentation, laquelle trahit quelque peu le livret et l’essence de l’œuvre ? Après le suicide d’honneur, pudiquement masqué, de l’héroïne, Lady Pinkerton se précipite vers un landau… vide d’où elle ne peut extraire que couvertures et coussins. Le couple repartira meurtri et les mains vides aux États-Unis : pas de bambin à l’horizon. Butterfly a-t-elle fantasmé une hypothétique grossesse ? A-t-elle manipulé le lieutenant pour favoriser son retour et le piéger ? Ou l’enfant a-t-il disparu ? À chaque spectateur d’établir sa vérité avec cette tragique fin ouverte, réinventée de manière discutable. » (resmusica)
  • Puccini, Madame Butterfly  [Operavision]  Nancy | saison 2018-19 | Modestas Pitrènas / Emmanuelle Bastet
    Stockholm, Royal Swedish Opera | 2018 | Ben Gernon / Kirsten Harms | « Le dernier des trois grands opéras de Puccini, Madame Butterfly, est aussi beau que déchirant. La soprano lituanienne Asmik Grigorian chante le rôle-titre dans cette production colorée du Royal Swedish Opera, caractérisée par l’éclat et le kitsch du Japon d’après-guerre. » (Operavision) « Dans cette production, l’action a été déplacée (sans conséquence) vers une période postcoloniale au milieu du 20e siècle, avec la famille Butterfly dans des vêtements kitsch asiatiques… La voix d’Asmik Grigorian (Cio-Cio-San), à ce stade de sa carrière, est parfaite pour ce répertoire… Pour la première fois, j’ai vu à quel point elle est consciente de l’abandon de Pinkerton et comment sa croyance granitique en son retour est une façade, une mascarade désespérée qu’elle joue pour se duper. » (bachtrack)
  • Puccini, Tosca    [FranceTV]    
    Aix en Provence, Festival | 2019 | Daniele Rustioni / Christophe Honoré | « Mise en abyme plutôt que représentation, la mise en scène de Christophe Honoré questionne le mythe de la diva à partir de l’opéra de Puccini. Un dispositif très élaboré et un plateau réglé au millimètre assurent un spectacle mémorable. » (lesechos) « La production, aussi brillante soit-elle, n’a pas toujours convaincu. Mais les musiciens de l’Opéra de Lyon font des merveilles, sous la direction acérée de Daniele Rustioni » (diapason) « Cela aurait pu être une parfaite réussite festivalière, à la manière de la Carmen revisitée par Dmitri Tcherniakov en 2017 : un grand titre populaire, mais investi du regard décalé d’un metteur en scène qui se refuse au premier degré littéral. Mais là où Tcherniakov, avec son jeu de rôles thérapeutique, avait recréé entre « ses » personnages des enjeux émotionnels analogiques à ceux du livret et de la musique, Christophe Honoré pose un concept qui ne fonctionne ni avec l’un ni avec l’autre » (L’Avant-scène opera) « Dans une saisissante mise en abyme, bien servie par la réalisation musicale, le cinéaste Christophe Honoré joue avec les mythes qui nourrissent la tubesque “Tosca” de Giacomo Puccini. » (Telerama) « Le public visiblement fasciné par cette expérience multimédia et l’occasion de voir les coulisses accueille chaleureusement cette production. » (olyrix) « Tosca cesse d’être le polar haletant imaginé par Puccini pour se métamorphoser en une exploration crépusculaire du mythe de la diva » (forumopera) « Christophe Honoré, après un Cosi fan tutte lui aussi hors des normes, revient ainsi à Aix pour méditer non sur Tosca, mais sur ce que peut représenter Tosca pour un fan d’opéra, ou pour une Diva retirée des scènes. Dans un travail entièrement centré sur la Diva (ici Catherine Malfitano), il évacue Tosca pour s’intéresser à ce que l’œuvre a déterminé chez une diva qui ainsi revoit sa vie. Discutable, mais intelligent. » (wanderer)
  • Puccini, Tosca   [Operavision] 
    Varsovie, Polish National Opera | 2019 | Tadeusz Kozlowski / Barbara Wysocka | « Mise en scène par Barbara Wysocka, cette nouvelle production du Polish National Opera se déroule dans les années 1970 à Rome, une période d’escalade de la violence politique, d’affrontements de rue entre droitistes, gauchistes et policiers anti-émeutes, d’attentats, de meurtres inexpliqués et d’enlèvements contre rançon. »  (Operavision)
  • Puccini, Turandot    [ArteConcert]  Nancy | saison 2013-14Rani Calderon / Yannis Kokkos
    Barcelone, Liceu | 2019 | Josep Pons / Franc Aleu | « Le choix du metteur en scène a été de transposer l’œuvre dans le futur… Pourquoi pas !… Le spectacle en lui-même est somptueux, mais trop c’est trop… débauche de laser, d’images synthétiques, de couleurs et de lumières, on ne sait plus où regarder, et les personnages principaux sont un peu noyés dans la masse… distribution dont la qualité première est l’unité et l’équilibre… orchestre boosté par un Josep Pons en grande forme. » (forumopera) « Si ce progrès technologique occupe la place prépondérante dans la lecture d’Aleu et Gómez, il est là pour être dénoncé. Les personnages sont divisés en deux mondes, séparés par la notion de l’Amour. L’univers auquel appartient Turandot est celui des robots et androïdes (joués par le chœur) qui idolâtrent son image de princesse insensible à l’amour des hommes. Par opposition, Timur, Liù et Calaf sont les êtres humains capables d’aimer et de se vouer au sacrifice… » (olyrix
  • Puccini, Turandot     [France.tv]    Nancy | saison 2013-14 | Rani Calderon / Yannis Kokos     
    Madrid, Teatro real | 2018 | Nicola Luisotti / Robert Wilson | « Depuis sa Butterfly créée il y a très exactement 25 ans à l’Opéra Bastille, Robert Wilson n’avait plus abordé Puccini. Sa rencontre avec Turandot permet la création d’un spectacle visuellement fort, très bien servi musicalement. » (olyrix) « A 77 ans, Bob Wilson sait nous surprendre avec une approche scénique renouvelée. » (forumopera) « Une proposition de minimalisme académique basée sur la lumière, la couleur et le statisme typiques du langage de Wilson. Nicola Luisotti signe une direction musicale énergique et vibrante qui aide, et beaucoup, le résultat final. » (elasombrario)
  • Rossini, Ermione     [Operavision]
    Naples, San Carlo | 2019 | Alessandro De Marchi / Jacopo Spirei | « Considéré comme le plus ambitieux et le plus novateur de tous les opéras de Rossini, Ermione fut un échec lors de la première au Teatro di San Carlo, il y a 200 ans. L’œuvre fait aujourd’hui son retour au théâtre napolitain dans une nouvelle production du metteur en scène italien Jacopo Spirei avec la soprano américaine Angela Meade dans le rôle-titre. » (operavision)
  • Rossini, La Cenerentola     [Operavision] Nancy | saison 2008-09 | Paolo Olmi / Stephan Grögler
    Dublin, Irish National Opera | 2019 | Fergus Sheil / Orpha Phelan | « D’excellents solistes, un chœur raffiné et des décors de contes de fées. » (bachtrack)
  • Rossini, Guillaume Tell     [Operavision]  
    Pesaro, Rossini Opera Festival | 2013 | Michele Mariotti / Graham Vick | « Flop ! Faiblesse majeure, commune malheureusement à tous les artistes, le français est incompréhensible… Pour ajouter enfin à l’insatisfaction, la réalisation scénique est d’une pauvreté qui frise l’indigence… D’un tel gâchis, que reste-t-il à sauver ? La direction de Michele Mariotti, et des bribes d’interprétation. » (forumopera)
  • Verdi, Don Carlos   [France.tv]         
    Liège, Opéra royal de Wallonie | 2020 | Paolo Arrivabeni / Stefano Mazzonis di Pralafera | « Le public liégeois apprécie la sagesse des mises en scène très (trop, à certains yeux ?) traditionnelles. Il ne faudra donc pas chercher ici une refonte psychanalytique du livret ou une relecture politique plus récente de l’ouvrage… La distribution de très haut niveau n’appelle quant à elle que des éloges. Réussite musicale assez exemplaire de cet ambitieuse, fidélissime et marathonienne réalisation opératique. » (resmusica) « Tableau après tableau – tous dotés d’un décor différent –, costumes après costumes – plusieurs centaines –, on sent que le directeur de l’Opéra Royal de Liège Wallonie et metteur en scène, Stefano Mazzonis di Pralafera, a voulu mettre le paquet, non pour épater la galerie mais par amour profond de l’œuvre. » (forumopera)
  • Verdi, I due Foscari   [Operavision]   
    Parme, Teatro Regio | 2019 | Paolo Arrivabeni / Leo Muscato | « Leo Muscato choisit de ne pas bouleverser l’histoire ou de superposer des questions particulières ou des dramaturgies supplémentaires . La direction raconte, de façon réaliste et efficace, l’histoire. » (gbopera) « Les indéniables beautés de la partition de Giuseppe Verdi, surtout concentrées dans le 3ème acte, d’une écriture vocale flamboyante, peuvent difficilement faire oublier les limites du livret de Francesco Maria Piave, d’une désespérante absence de ressort dramatique, et même d’évolution psychologique pour les trois personnages principaux. Pour la mise en scène, on est allé chercher l’homme de théâtre italien Leo Muscato… Dommage qu’il se borne à créer des atmosphères, sans donner de directives précises aux chanteurs, contraints de se replier sur leur propre panoplie de gestes et d’attitudes… Le décor unique, propret et rationnel (sous forme de cyclorama), d’Andrea Belline cède que brièvement à l’exotisme direct d’une Venise somme toute imaginée, tandis que les costumes très XIXe transposent l’histoire à une époque plus proche de nous. » (opera-online)
  • Verdi, La Traviata    [France.tv]  
    Orange, Chorégies | 2016 | Daniele Rustioni / Louis Désiré | « Dispositif scénique beau et puissant assorti de projections bien distribuées, à la fois cadre de scène et miroir brisé – le paradoxe selon Diderot ? –, où le chœur même est un mur de plus, un motif en soi, et d’autant plus oppressant qu’il est mouvant, comme une marée aux reflets/éclairages changeants parfaitement adaptés au lieu… Engagé et long « en oreille », l’Alfredo de Francesco Meli… Fameux, aussi, le Germont de Placido Domingo… Verdi a qualifié ainsi les qualités de son interprète : elle « est belle, émouvante, se tient bien en scène, qualités optima pour La traviata ». Ermonela Jaho est tout cela. » (forumopera) « Sans atteindre des sommets de hardiesse et d’imagination, la mise en scène de Louis Désiré résout la difficile équation d’une scène à la fois très large et peu profonde. » (resmusica)
  • Verdi, Le Trouvère   [Operavision] 
    Pékin, NCPA | 2019 | Rico Saccani / Hugo De Ana |
  • Verdi, Nabucco    [France.tv]   Nancy | saison 2014-15 | Rani Calderon / John Fulljames |
    Vérone, Arènes  | 2017 | Daniel Oren / Arnaud Bernard | « Parti-pris du metteur en scène qui replace l’œuvre à l’époque de sa composition : il ne s’agit plus des Hébreux prisonniers des Babyloniens sous Nabuchodonosor dans la Bible, mais de l’Italie occupée par l’Autriche à l’époque de Verdi, au milieu du XIXe siècle. Rapport pertinent bien entendu… Indéniablement, le spectacle « en met plein les yeux », mais pas les oreilles : le grand show est fait pour être vu de loin, apprécié depuis les arènes, car en vidéo les figurants sont montrés de près et, pour ne pas perturber la musique, ils s’agitent sans émettre un son, comme de vieux personnages d’un film muet. »(olyrix) « la transposition de Nabucco en plein Risorgimento non seulement fonctionne mais fait naître un réseau de correspondances pertinentes, sans se priver d’effets spectaculaires (on est quand même à Vérone !) dont l’impact visuel est toujours nourri d’une épaisseur sémantique réelle… les interprètes sont hélas trop souvent loin de l’irréprochable, y compris les chœurs vaillants (nombreux !) mais peu stylistes. » (Avant-scèneOpéra)
  • Verdi, Nabucco   [Operavision]     Nancy | saison 2014-15 | Rani Calderon / John Fulljames |
    Parme, Teatro Regio | 2019 | Francesco Ivan Ciampa / Stefano Ricci et Gianni Forte | « La production de 2019 du Festival Verdi de Parme a été saluée par la critique pour ses metteurs en scène, Stefano Ricci et Gianni Forte, pour lesquels l’opéra permet de questionner le monde d’aujourd’hui. Le rideau se lève dans les entrailles d’un navire de guerre contemporain. » (Operavision)
  • Verdi, Rigoletto pour enfants   [Operavision] 
    Milan, Associazione Lirica e Concertistica Italiana | 2019 | Cesare Della Sciucca / Manuel Renga | « Ingénieusement imaginée comme une œuvre dans une œuvre, cette représentation de Rigoletto rend non seulement les thèmes les plus durs de l’opéra accessibles à un jeune public, mais permet également d’initier les enfants aux étapes de la création d’un opéra. » (Operavision)

Si vous aimez les opéras français…

  • Debussy, Pelléas et Mélisande   [Operavision]   [Nancy | saison 2009-10 | Juraj Valcuha / Alain Garichot]
    Berlin, Komische Oper | 2017 | Jordan de Souza / Barrie Kosky | « Un concept éculé, une partition tronquée et un choix esthétique à contresens… Il ne reste pas grand-chose à sauver de la nouvelle production de Pelléas et Mélisande à la Komische Oper de Berlin. » (forumopera) « À trop chercher à restituer dans la mise en scène l’expressionnisme sous-jacent de la partition de Pelléas et Mélisande, Barrie Kosky passe à côté du chef-d’œuvre de Debussy. La distribution, peu propice, à l’exception du Golaud de Günter Papendell, et la direction de Jordan de Souza, qui développe de belles sonorités mais assez peu appropriées, sont à l’avenant. » (resmusica)
  • Gounod, La Nonne sanglante   [France.tv]       jusqu’au 9 mai 
    Paris, Opéra Comique | 2018 | Laurence Equilbey / David Bobbée | « Année de commémoration oblige, cette année 2018, qui célèbre le bicentenaire de la naissance de Charles Gounod, voit réapparaître sur scène, grâce aux efforts inlassables du Palazzetto Bru Zane, cet opéra rare du compositeur français. Heureuse initiative, s’il en est, tant cette nouvelle production de l’Opéra-comique séduit par sa qualité musicale, servie par un Insula Orchestra irréprochable et une distribution vocale de haute volée. » (resmusica) « Deuxième des douze opéras de Charles Gounod, La Nonne Sanglante est la nouvelle résurrection du Palazzetto Bru-Zane. Inspiré du roman Le Moine de Lewis, l’œuvre n’avait quasiment jamais été rejouée depuis sa création en 1854, suite à la décision d’un directeur pudibond de l’Opéra de ne plus représenter « pareille ordure». Or, c’est l’argument gothique et le romantisme flamboyant de l’intrigue qui nous séduisent aujourd’hui. » (operaonline)
  • Offenbach, La Belle Hélène   [ArteConcert]   Nancysaison 2018-2019 | Laurent Campelone / Bruno Ravella |
    Paris, Châtelet | 2015 | Lorenzo Viotti / Giorgio Barberio Corsetti et Lorenzo Viotti | « Il n’est pas certain que le Théâtre du Châtelet ait été bien inspiré de faire encore appel au tandem formé par Giorgio Barberio Corsettiet Pierrick Sorin. Si l’incrustation de l’image des chanteurs dans une vidéo projetée au-dessus d’eux sur grand écran avait fait son effet pour la Pietra del Paragone en 2007, le procédé, repris plusieurs fois depuis, commence à s’essouffler. A trop se préoccuper de virtuosité technique, la mise en scène oublie deux clés, essentielles pourtant au genre opéra bouffe : le théâtre et l’humour. Sur écran, les visages n’ont pas toujours intérêt à être vu en gros plan tandis que sur le plateau, cruellement nu, il ne se passe rien. L’abus de gags a parfois pu nuire à la comédie. Ici, à l’inverse, l’interprétation est d’une telle sagesse que le livret et la musique sont seuls à dérider la salle. » (forumopera)
  • Offenbach, Les Contes d’Hoffmann    [ArteConcert]  
    Bruxelles, La Monnaie | 2019 | Alain Altinoglu / Krzysztof Warlikowski | « Warlikowski a déjà enrichi des œuvres par son inventivité scénique, mais là, il n’apporte vraiment pas grand-chose aux Contes d’Hoffmann… » (opera-online) « Krzysztof Warlikowski revisite Les Contes d’Hoffmann en plongeant l’intrigue d’Offenbach dans la légende des stars hollywoodiennes. Une balade où il rend hommage à quelques icônes adorées du 7e art pour mieux diaboliser les hommes qui prétendent modeler le destin des actrices pour le compte des studios. » (lesinrocks) « Plombée par un orchestre défait, la mise en scène de Warlikowski vaut surtout pour l’écrin qu’il offre à une interprète majeure, Patricia Petitbon. » (resmusica) « La mise en scène se métamorphose en une œuvre américanisée, opulente et cinégénique. Les codes s’intègrent du théâtre au cinéma en passant par l’opéra : ici tout se joue et se chante (parfois trop pour tout capter). » (olyrix)
  • Ravel, L’Enfant et les Sortilèges     [France.tv]       [Nancy| saison 2009-10 | Jonathan Schiffman / Benoit Bénichou]
    Lyon, Opéra | 2016 | Titus Engel / James Bonas | « La tristesse et la mélancolie qui imprègnent cette interprétation peuvent faire regretter que peu de place soit laissée à l’humour, à la drôlerie, au comique de l’œuvre. » (forumopera)

Si vous aimez les opéras allemands…

  • Beethoven, Leonore   [ArteConcert]      
    Vienne, Opéra | 2020 | Tomas Netopil / Amélie Niermeyer | « Seul et unique opéra de Beethoven, Fidelio est aujourd’hui le plus souvent donné dans sa version de 1814. En cette année Beethoven 2020, l’Opéra de Vienne propose pour la première fois la version jouée lors de la création en 1805 sous le titre de Leonore. Amélie Niermeyer signe la mise en scène de cet ouvrage d’un Beethoven à la fois illustre et méconnu. » (ArteConcert)
  • Beethoven, Fidelio   [ArteConcert]        
    Salzburg, Festival | 2015 | Franz Welser-Möst / Claus Guth | « Si ce Fidelio ne décolle presque jamais, c’est tout d’abord en raison d’une exécution musicale qui écrase l’œuvre sous des traditions que rien ne justifie et qui ajoutent à son côté bancal… En Florestan, Jonas Kaufmann impressionne dès son arrivée, avec de magnifiques pianissimo et crescendo sur le « Gott » d’entrée. Malgré un timbre toujours envoûtant, il est par la suite moins percutant… De la mise en scène de Claus Guth… il y a peu de choses à dire tant l’œuvre semble avoir totalement désintéressé son metteur en scène. Aberration dramatique injustifiable, les dialogues parlés sont coupés, et remplacés par des bruitages dignes d’une installation d’art contemporain (bourrasques de vent, bruits métalliques, larsens). L’action se trouve ainsi systématiquement interrompue, au détriment tant du rythme (dans une œuvre qui est en déjà peu pourvue) que de la lisibilité du drame. Le décor est magnifique mais glacial, les chanteurs prennent la pose mais ne jouent pas, et le tout permet de faire des photos chics pour le dossier de presse mais manque totalement de sens et de théâtre. « Cerise sur le gâteau », une comédienne qui apparaît comme un double de l’héroïne s’agite en parlant en langage des signes. Le metteur en scène souhaitait par cette brillante trouvaille symboliser l’absence de communication entre les hommes, ce qui est un peu gonflé de la part de quelqu’un qui fait donner un Singspiel en supprimant les dialogues ! » (revopera) « La lecture pseudo psychanalytique de Guth, aussi froide qu’aseptisée, vaguement inspirée par le film avant-gardiste de Kubrick 2001 Odyssée de l’espace, ne fait qu’accentuer les faiblesses du livret… Face à un tel carnage, on se demande ce qui a bien pu pousser le metteur en scène à accepter un tel projet… Fort heureusement Jonas Kaufmann est là pour relever le niveau et nous aider à supporter ce pensum… Remarquable direction de Franz Welser-Möst à la tête des Wiener Philharmoniker. » (wanderersite) « Cherchant à en percer les mystères à la manière d’une exégèse psychanalytique, Claus Guth montre une nouvelle fois que le théâtre et l’opéra sont pour lui des lieux de recherche, d’une inépuisable et nécessaire expérimentation. » (forumopera)
  • Gluck, Alceste    [Operavision] 
    Venise, La Fenice | 2015 | Guillaume Tourniaire / Pier Luigi Pizzi | « Dans cette production de La Fenice, qui se base sur la moins célèbre version originale italienne, le metteur en scène Pier Luigi Pizzi concentre l’action sur le drame émotionnel du sacrifice d’Alceste. » (Operavision)
  • Korngold, Violanta   [Operavision] 
    Turin, Teatro regio | 2020 | Pinchas Steinberg / Pier Luigi Pizzi | « Violanta, qui se déroule au carnaval de Venise, est le deuxième opéra de Korngold, qu’il composa à l’âge de 17 ans. » (Operavision)
  • Wagner, Parsifal    [ArteConcert]          
    Palerme, Teatro Massimo | 2020 | Omer Meir Wellber / Graham Vick | « D’après Omer Meir Wellber, tout dans la musique de Wagner doit avoir un certain poids et une certaine substance. A ses yeux, la production à Palerme est l’occasion de libérer Wagner de son obsession mythico-religieuse. La mise en scène de Graham Vick va dans ce sens et fait écho à l’actualité politique. Car lorsque le ministre de l’intérieur et leader de l’extrême droite Matteo Salvini a décidé de fermer les ports italiens aux bateaux de migrants, la ville portuaire sicilienne s’est opposée aux ordres de Rome. Au Teatro Massimo, la mythologie wagnérienne du salut est une parabole du périple qui conduit des zones de conflit à la liberté. » (ArteConcert)
  • Wagner, Parsifal    [Operavision]           
    Anvers, Opera Vlaanderen | 2018 | Cornelius Meister / Tatjana Gürbaca | « Scénique oui, sacré non… Pourquoi, à l’encontre du livret, priver Kundry et Amfortas de rédemption ? » (forumopera) « Pour sa production de ‘Parsifal’ à Opera Vlaanderen au cours de l’année Wagner 2013, la réalisatrice Tatjana Gürbaca a reçu le Opera Award de la meilleure production d’anniversaire de Wagner à Londres. La production a également été choisie par Opernwelt comme meilleure production de la saison 2012-2013 et Tatjana elle-même a été couronnée meilleure réalisatrice de la saison. » (out.be)

Si vous aimez les opéras polonais, slaves…

  • Janáček, Annelies Van Parys, Journal d’un Disparu   [ArteConcert]
    Budapest, Müpa Festival
    | 2019 | Matthew Fletcher piano / Ivo van Hove | « [Opéra de Lyon 2018] Le cycle de mélodies se trouve légitimement porté à la scène dans la mesure où Janáček en a réglé la dramaturgie et donne des indications précises sur l’éclairage qui doit l’accompagner, prouvant qu’il la considère, en fait, comme un opéra de chambre et qu’il la rattache, plus généralement, au théâtre musical » (classiquenews)
  • Dvořák, Rusalka   [Operavision]Nancy | saison 2010-11 | Christian Arming / Jim Lucassen
    Anvers, Opéra Ballet Vlaanderen | 2020 | Giedré Šlekytė / Alan Lucien Øyen | « Rusalka, conte lyrique inspiré de La petite sirène ou encore de Undine, est l’avant-dernière œuvre de Dvořák et l’un de ses plus grands succès. Dans cette production de l’Opéra Ballet Vlaanderen, le metteur en scène et chorégraphe norvégien Alan Lucien Øyen apporte une nouvelle dimension à ce chef-d’œuvre du répertoire tchèque en dédoublant les personnages principaux sur scène, à la fois représentés par un(e) chanteur(se) et un(e) danseur(se), renforçant ainsi le profond onirisme de l’opéra. Le personnage de Rusalka est incarné par l’impressionnante soprano sud-africaine Pumeza Matshikiza et l’orchestre dirigé avec brio et intensité par la cheffe lituanienne Giedré Šlekytė. » (Operavision)
  • Moniuszko, Halka    [Operavision]   
    Varsovie, Poznan Opera | 2019 | Gabriel Chmura / Paweł Passini | « Dans les hauts plateaux polonais, une paysanne sensible a donné son cœur et son corps à un riche propriétaire terrien. Mais maintenant, il prévoit d’épouser quelqu’un d’autre.La tragédie romantique de Moniuszko, qui met en scène mésalliance et tension sociale, est considérée comme l’un des plus beaux opéras du répertoire polonais. Le Poznań Opera présente sa production sur l’immense scène du Grand Théâtre de Varsovie en tant qu’invité du Polish National Opera. » (Operavision)
  • Smetana, La Fiancée vendue    [Operavision]
    Wormsley, Garsington Opera | 2019 | Jac van Steen / Paul Curran | « De l’ouverture vibrante à la polka contestataire, Smetana place la danse au cœur de son œuvre étincelante. Cette célébration festive de la culture et de l’identité tchèques change de décor pour prendre place au cœur de la campagne anglaise avec cette nouvelle production du Garsington Opera. » (operavision)
  • Weinberger, Tempêtes de printemps    [Operavision] 
    Berlin, Komische Oper | 2018 | Jordan de Souza / Barrie Kosky | « Composé par le célèbre compositeur tchèque juif Jaromír Weinberger, Tempêtes de printemps fut créé à Berlin dix jours à peine avant la prise du pouvoir par les nationaux-socialistes. Cette opérette unique en son genre ne fut par la suite plus jamais jouée. Aujourd’hui, 87 ans plus tard, elle renaît de ses cendres avec cette nouvelle production de Barrie Kosky. » (Operavision)

Si vous aimez des opéras plus contemporains…

  • Barry, L’Importance d’être Constant   [Operavision]    [création mondiale à Nancy en mars 2013 | Tito Muñoz / Sam Brown ]  
    Fribourg, Nouvel Opéra | 2019 | Jérôme Kuhn / Julien Chavaz | « Le livret du compositeur réutilise en le condensant le texte de la pièce éponyme d’Oscar Wilde, L’Importance d’être Constant (selon son titre français), datée de 1895, et son sujet de personnages égarés qui s’inventent une autre vie (et à l’occasion un nom : Ernest, ou Constant dans sa version française) à travers des péripéties d’une loufoquerie empreinte de nonsense. Un joyeux délire, dans une précision millimétrée, parcourue d’une vie et d’un humour de chaque instant. Ce qui répond tout à fait l’esprit de la pièce, sa drôlerie décapante et son absurdité ravageuse… (concertclassic) « Comment traduire en musique le fameux nonsense britannique et son inquiétante étrangeté ? C’est à ce défi qu’a cherché à donner une réponse le compositeur irlandais Gérald Barry… La troupe fribourgeoise est absolument impressionnante tant vocalement qu’au plan scénique. » (musicologie.org)
  • Bjarnasson, Brothers   [Operavision]
    Budapest, Müpa Festival | 2019 | Bjarni Frímann Bjarnason / Kasper Holten | « Le compositeur Daniel Bjarnasson, acclamé par la critique pour son premier album Processions (2010), offre une magnifique composition musicale, aux airs d’opéra et de musique de film, qui allie modernité, politique [l’œuvre plonge le spectateur dans la conscience d’un soldat tout juste revenu d’Afghanistan et tiraillé par ses démons] et art et dénote par ses allures tantôt shakespeariennes, tantôt hollywoodiennes. » (arteconcert)
  • Britten, Billy Budd   [OperaVision]
    Oslo, Norwegian National Opera | 2019 | Mark Wigglesworth / Annilese Miskimmon | « Le chef-d’œuvre maritime de Britten sur les passions refoulées et le poids de la culpabilité est joué en Norvège pour la toute première fois… Annilese Miskimmon place Billy Budd dans l’environnement claustrophobique et masculin d’un sous-marin. » (operavision)
  • Britten, Le Tour d’écrou    [Operavision] 
    Leeds, Opera North | 2020 | Leo McFall / Alessandro Talevi | « Inspiré d’une nouvelle fantastique de Henry James, ce thriller psychologique captivant atteint de nouveaux niveaux de terreur et de claustrophobie dans cette production effrayante d’Alessandro Talevi. La musique de Britten, d’une beauté troublante, fait monter la tension jusqu’au point de rupture. » (Operavision)
  • Corigliano, Les Fantômes de Versailles    [ArteConcert]
    Versailles, Opéra royal | 2019 | Raphaël Pichon / Valérie Lesort et Christian Hecq | « Au purgatoire, Beaumarchais tente de réécrire le cours de l’Histoire et de sauver la tête de Marie-Antoinette en empêchant l’affaire du Collier de la Reine : voici posé l’argument des Fantômes de Versailles, commandés au compositeur John Corigliano et au librettiste William Hoffman par le Metropolitan Opera de New York pour son centenaire en 1991. » (diapason) « C’est un clin d’œil aux poncifs sur l’opéra contemporain que le compositeur a voulu faire en introduisant l’au-delà où languissent les fantômes de Marie-Antoinette, de Louis XVI et de leur cour… Dès que commence la représentation de l’opéra que Beaumarchais a imaginé pour les distraire de leur ennui… la musique bascule dans le pastiche et nous offre une enfilade de jolis numéros que traversent de fugitives réminiscences des Noces de Figaro et du Barbier de Séville, parmi d’autres un peu moins reconnaissables, et dont le style paraît directement venu de la comédie musicale et mâtiné d’écriture savante. (avant-scene opera)
  • Dupin, Le Mystère de l’Ecureuil bleu    [ArteConcert]     
    Paris, Opéra Comique | 2016 | Marc Olivier Dupin / Ivan Grinberg | « Un projet unique en son genre qui célèbre l’art lyrique et le répertoire de l’Opéra Comique en particulier. Références et clins d’œil traversent en effet les sept tableaux du Mystère de l’Ecureuil bleu pour invoquer les lieux et les œuvres emblématiques de cette institution tricentenaire, l’Opéra Comique. Un hommage aux métiers de l’opéra aussi. » (ArteConcert)
  • Fagerlund, Sonate d’automne   [Operavision] 
    Helsinki, Finnish National Opera | 2017 | John Storgårds / Stéphane Braunschweig | « La vie, la mort et les blessures familiales sont au centre de cette commande récente basée sur le film d’Ingrid Bergman, avec Anne Sofie von Otter dans le rôle principal. » (Operavision)
  • Filidei, L’Inondation   [ArteConcert]        
    Paris, Opéra Comique | 2019 | Emilio Pomàrico / Joël Pommerat | « Il y a des soirs, certes pas tous, où s’impose le sentiment d’avoir assisté à une création lyrique exemplaire, rencontre alchimique entre un livret, une partition, un spectacle, des interprètes pour les servir. » (diapason) « De quoi déjouer tous les apriori sur la musique contemporaine : l’émotion est là, elle vient à nous et il suffit de la ramasser à nos pieds » (bachtrack) « Accrochés par le drame humain dans lequel ils pénètrent peu à peu, happés par l’Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Emilio Pomarico, subjugués par un univers sonore fracassant tout en pouvant entendre soudain voler une mouche, les spectateurs demeurent, pour la plupart, fascinés durant deux longues heures. Un triomphe mérité ! » (forumopera)
  • Kalniņš, I Played, I Danced    [Operavision] 
    Riga, Latvian National Opera & Ballet | 2020 | Mārtiņš Ozoliņš / Laura Groza-Ķibere | « Avec ses personnages folkloriques, ses lutins, son roi démon à trois têtes et sa taupe-grillon chantante, I Played, I Danced est une histoire unique en son genre. Composée en 1977, l’œuvre d’Imants Kalniņš mêle un langage musical élaboré au folklore letton pour créer un monde sonore unique et émouvant. La jeune metteuse en scène lettone Laura Groza-Ķibere et l’artiste visuelle Miķelis Fišers subliment l’énergie sauvage de cet opéra dans leur nouvelle production qui pose la question suivante : à quel point devons-nous combattre les démons du passé tout en luttant pour un avenir meilleur ? » (Operavision)
  • Manoury, Kein Licht    [Arteconcert]
    Paris, Opéra comique | 2017 | Julien Leroy / Nicolas Stemann | « Elfriede Jelinek au livret, Philippe Manoury à la musique et Nicolas Stemann à la mise en scène : trois grandes figures de la création contemporaine ont collaboré pour mettre sur pied “Kein Licht”. Ce “thinkspiel” a été créé en réaction à la catastrophe de Fukushima. Menée tambour battant par deux comédiens, cette œuvre est donc un véritable pamphlet contre le nucléaire. » (Arteconcert) « Les codes de l’opéra doivent sans cesse être revus, surtout aujourd’hui. C’est dans cet esprit que le compositeur propose une nouvelle forme de théâtre musical : le thinkspiel… Conception théâtrale, radicalement opposée aux berceuses habituelles des spectacles lyriques traditionnels. Ici, le chant et la voix parlée se mêlent l’un à l’autre, si bien qu’il devient difficile de discerner l’opéra du théâtre… Si l’électronique et la voix parlée viennent souvent interférer avec le chant, celui-ci reste maître de la situation, et s’articule assez naturellement. L’écriture vocale reste ainsi très lyrique, dans la pure tradition des récitatifs chantés de Wagner ou Debussy. » (forumopera)
  • MacRae, Anthropocene   [Operavision]
    Glasgow, Scottish Opera | 2019 | Stuart Stratford / Matthew Richardson |« Le nouvel opéra du compositeur Stuart MacRae se déroule dans l’Arctique à bord d’un navire de recherche. La découverte d’un corps dans la glace génère des conflits d’égoïsme avec une référence à des rituels antiques d’une autre époque. » (bachtrack) « Le récit se situe entre l’aventure vraie et l’allégorie mythique. Les enjeux contemporains du changement climatique et de la domination de l’homme sur la nature se cachent dans le sous-texte du livret. » (Seen and Heard International) « Avec son écriture orchestrale colorée, interprétée avec talent par Stuart Stratford et par l’Orchestra of Scottish Opera, c’est une pièce qui mériterait une seconde audition – bien que de préférence sans la production du réalisateur Matthew Richardson, trop fade et fragile pour ajouter beaucoup à l’atmosphère » (theGuardian)
  • Pesson, Trois contes   [Operavision]                   jusqu’au 5 mai
    Lille, Opéra | 2019 | Georges-Elie Octors / David Lescot | « Fidèle à son art du pastiche, le compositeur français truffe sa partition de citations et de références à des opéras – Madama Butterfly, Der Rosenkavalier etc.– ou de pages symphoniques (là une cellule de Bruckner, là du Schumann et surtout Ainsi parlait Zaratoustra utilisé comme un véritable leitmotiv wagnérien) qui ne durent jamais guère plus qu’une mesure… Les chanteurs acteurs sont dirigés de main de maître et leur plaisir à être en scène crève aussi les yeux ».  (forumopera) « Faire de trois récits autonomes [La Princesse au petit pois de Hans Christian Andersen, Le manteau de Proust de Lorenza Foschini et Le Diable dans le Beffroi d’Edgar Allan Poe] une soirée lyrique cohérente ne va pas de soi. Mais le tandem formé par David Lescot (qui signe livret et mise en scène) et Gérard Pesson a su tisser entre ces trois contes des liens étrangers – paradoxalement et peut-être intentionnellement – à leurs arguments respectifs. » (diapason) « Deux contes encadrant un récit, bien réel celui-là, ramassés dans une heure et demie de musique : voilà une proposition étrange autant que risquée à laquelle il fallait la finesse et l’ingéniosité de Gérard Pesson et David Lescot, concepteurs d’une forme opératique qui nous enchante de bout en bout » (resmusica)
  • Piazolla, Maria de Buenos Aires   [ArteConcert]  
    Strasbourg, Opéra national du Rhin | 2019 | Nicolas Agullo / Matias Tripodi | « L’opéra-tango d’Astor Piazzolla, sur le livret d’Horacio Ferrer, poursuit le Festival Arsmondo consacré par l’Opéra national du Rhin à l’Argentine. Le ballet maison et l’orchestre argentin La Grossa séduisent et renforcent la force vocale d’Ana Karina Rossi. » (olyrix)
  • Prokofiev, L’Ange de feu     [France.tv]      jusqu’au 21 mai
    Aix-en-Provence, Festival | 2018 | Kazushi Ono / Mariusz Treliński | « Le dispositif scénique de Mariusz Treliński encadre et enferme une Renata d’Aušrinė Stundytė, physiquement et vocalement hallucinée. La création de l’œuvre datant de 1954, le metteur en scène replace ici le drame dans les années cinquante : les références cinématographiques sont celles d’Hitchcock. » (olyrix) « La sorcellerie et la religion sont ici évacuées, au profit de références censément plus parlantes pour notre époque Aušrinė Stundytė prête à Renata son immense talent d’actrice, indispensable pour ce rôle écrasant d’illuminée au discours incohérent. (forumopera)
  • Stockhausen, Aus Licht    [ArteConcert]
    Amsterdam, Dutch National Opera | 2019 | Kathinka Pasveer / Pierre Audi | Initié en 1977 et achevé en 2003, Aus Licht est un cycle de sept opéras, durant au total 29 heures, jamais joué dans son intégralité, avec lequel Karlheinz Stockhausen tente de recréer le monde. Chaque opéra du cycle est dédié à un jour de la semaine, auquel correspondent une planète et divers attributs issus de la mythologie. En juin 2019, le Dutch National Opera en a présenté un condensé qui a tout de même nécessité trois jours de représentation.
  • Stravinski, Œdipus Rex    [France.tv]        jusqu’au 28 mai 
    Aix en Provence, Festival | 2016 | Esa-Pekka Salonen / Peter Sellars | « Mythe des origines, récritures et palimpsestes : l’époustouflant Oedipus Rex de Peter Sellars. » (bachtrack) « Rarement il n’a été donné version aussi émouvante et épurée du mythe d’Œdipe, maintes fois adaptés dans toutes les disciplines artistiques. Nous savourons notre chance d’avoir pu entendre ce joyau auditif qui restera l’un des temps forts de ce festival lyrique d’Aix-en-Provence. » (classicagenda)
  • Stravinsky, The Rake’s Progress   [ArteConcert] Nancy | saison 2011-12 | Tito Munoz / Carlos Wagner
    Festival d’Aix en Provence | 2017 | Tim Brown / Simon McBurney | « C’est étonnamment le travail du metteur en scène britannique Simon McBurney qui vise juste, à l’inverse des autres composantes… » (resmusica) « Sa vision de The Rake’s Progress repose sur une excellente idée de départ, mais qui, à elle seule, ne suffit pas à porter le spectacle aux sommets les plus élevés… » (forumopera) « la direction musicale n’est pas à la hauteur de l’imaginaire stravinskien… » (Télérama) « Avec une distribution très homogène, et un spectacle accompli, c’est un succès incontestable… » (wanderersite)
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