Ce qu’on a le droit de faire d’une œuvre (ou pas)

Après que l’affaire Weinstein a mis sur le devant de la scène médiatique les violences faites aux femmes, le metteur en scène Leo Muscato a décidé de changer la fin de l’œuvre dans la nouvelle production du Carmen de Bizet donnée depuis le 7 janvier au Teatro del Maggio, à Florence. Si, dans la version originale, Carmen est tuée par son ancien amant jaloux Don José, dans cette nouvelle adaptation de l’œuvre de Georges Bizet, elle le tue en lui arrachant son pistolet.

Ce n’est pas la première fois que Carmen est « adaptée » par un metteur en scène : citons par exemple Olivier Py à l’Opéra de Lyon (2012) et tout dernièrement Dmitri Tcherniakov au Festival d’Aix-en-Provence 2017, sans parler de Peter Brook, qui avait déjà adapté pour La tragédie de Carmen donnée en 1981 au Théâtre des Bouffes du Nord, le livret de Meilhac et Halévy (avec Jean-Claude Carrière) et la musique de Bizet (avec Marius Constant)…

L’article suivant paru sur le site de France Culture donne quelques éléments de réflexion.

 

Le monde de l’Opéra et l’effet Weinstein…

Il n’y avait pas de raison pour que l’effet Weinstein ne touche pas le monde de l’Opéra. C’est chose faite avec l’annonce par le Metropolitan Opera de New York de la suspension de James Levine, son chef historique qui devait prochainement diriger la Flûte enchantée de Mozart. Vous trouverez toutes les informations concernant cette annonce sur cette page du site de France Musique.

Le baryton à la crinière blanche Dmitri Hvorostovsky n’est plus

Dmitri Hvorostovsky à New York, le 6 février 2007.

«Je suis sûr qu’il n’y a pas de vie après la mort. Il n’y a qu’une vie que nous devons vivre à fond, pour essayer de laisser une marque et d’être heureux. Parce que vous n’aurez pas de seconde chance», avait déclaré l’an passé le baryton dans une interview au quotidien Rossisskaïa Gazeta. Plusieurs hommages lui seront rendus sur l’antenne de France Musique, plus particulièrement par Stéphane Grant dans Lirico Spinto dimanche 26 novembre.

Ludovic Tézier, Don Carlos, et l’Opéra national de Lorraine

Vous n’aurez sans doute pas de place pour assister au Don Carlos donné actuellement à l’Opéra Bastille dans une production all-star (Jonas Kaufmann, Sonya Yoncheva, Ludovic Tézier, Elina Garanca, Ildar Abdrazakov), mise en scène par Krzysztof Warlikowski et dirigée par Philippe Jordan. Mais, en attendant le futur DVD de cette production, vous pourrez toujours profiter de l’opération Viva l’opéra qui proposera le direct de la représentation du jour à l’Opéra Bastille sur les écrans UGC le jeudi 19 octobre (18h précise, voir l’annonce ici). Et même, sans vous déplacer, vous pourrez regarder cette même représentation du 19 octobre sur Arte en différé à partir de 20h55.

N’oubliez pas que nous retrouverons dans un concert exceptionnel le 23 novembre à l’Opéra national de Lorraine le baryton Ludovic Tézier qui triomphe dans le Rodrigue de cette production de Don Carlos. Vous pouvez lire en attendant ici le très bel entretien qu’il a accordé au site Olyrix.

Une idée de cadeau : Stravaganza d’amore ! par Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion

Nous connaissons bien Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion depuis qu’ils ont participé à la production de l’Orfeo de Luigi Rossi en février 2016 à l’Opéra national de Lorraine. Le nouveau projet de Pygmalion retrace en deux disques insérés dans un livre richement documenté et illustré les expérimentations ayant conduit à la naissance de l’opéra à la toute fin du XVIe siècle. Vous en saurez plus en lisant la chronique que lui consacre ici Jean-Christophe Pucek sur son excellent site Wunderkammern