Les opéras du mois de juillet en accès gratuit sur Internet

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France.tv (anciennement Culturebox)site de France Télévisions présentant concerts et spectacles

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Le Festival d’Aix-en-Provence vous tente ?

  • Mozart, Requiem [ArteConcert]    Aix en Provence, Festival | 2019 | Raphaël Pichon / Romeo Castellucci | « Le Requiem, Messe des morts, n’a pas été conçu pour être mis en scène et il n’a pas d’intrigue à proprement parler. La vision qu’en propose Romeo Castellucci navigue entre opéra-ballet et tragi-comédie en musique… Raphaël Pichon est un maître de cérémonie funéraire mais à l’énergie pulsée communicative, doucement canalisée par les timbres feutrés ou crus de l’instrumentarium baroque. Le chœur s’y associe en contrepoint collectif limpide, tenant le rythme et le choc de la danse. » (olyrix) « En mettant en scène la messe des morts de Mozart à Aix-en-Provence, Romeo Castellucci veut célébrer la vie. Malgré ses prétentions, la fête prend souvent des accents de kermesse scolaire. Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion font ce qu’ils peuvent pour lui donner de la tenue. » (lesechos) « Cette messe funèbre, donnée traditionnellement dans les concerts et les églises, a été transformée par le metteur en scène radical Romeo Castellucci en une célébration de la vie à travers des tableaux où se succèdent des pas rappelant les danses folkloriques. La musique, à laquelle le chef d’orchestre de l’ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon, a ajouté des chants grégoriens est ponctuée également par la projection sur une toile à l’arrière-scène de noms de monuments disparus, du World Trade Center à la flèche de Notre-Dame, comme pour souligner la finitude de l’existence en même temps que sa célébration. » (orange – afp)
  • Puccini, Tosca   [ArteConcert]                  
    Aix en Provence, Festival | 2019 | Daniele Rustioni / Christophe Honoré | « Mise en abyme plutôt que représentation, la mise en scène de Christophe Honoré questionne le mythe de la diva à partir de l’opéra de Puccini. Un dispositif très élaboré et un plateau réglé au millimètre assurent un spectacle mémorable. » (lesechos) « La production, aussi brillante soit-elle, n’a pas toujours convaincu. Mais les musiciens de l’Opéra de Lyon font des merveilles, sous la direction acérée de Daniele Rustioni » (diapason) « Cela aurait pu être une parfaite réussite festivalière, à la manière de la Carmen revisitée par Dmitri Tcherniakov en 2017 : un grand titre populaire, mais investi du regard décalé d’un metteur en scène qui se refuse au premier degré littéral. Mais là où Tcherniakov, avec son jeu de rôles thérapeutique, avait recréé entre « ses » personnages des enjeux émotionnels analogiques à ceux du livret et de la musique, Christophe Honoré pose un concept qui ne fonctionne ni avec l’un ni avec l’autre » (L’Avant-scène opera) « Dans une saisissante mise en abyme, bien servie par la réalisation musicale, le cinéaste Christophe Honoré joue avec les mythes qui nourrissent la tubesque “Tosca” de Giacomo Puccini. » (Télérama) « Le public visiblement fasciné par cette expérience multimédia et l’occasion de voir les coulisses accueille chaleureusement cette production » (olyrix) « Tosca cesse d’être le polar haletant imaginé par Puccini pour se métamorphoser en une exploration crépusculaire du mythe de la diva »  (forumopera) Christophe Honoré, après un Cosi fan tutte lui aussi hors des normes, revient ainsi à Aix pour méditer non sur Tosca, mais sur ce que peut représenter Tosca pour un fan d’opéra, ou pour une Diva retirée des scènes. Dans un travail entièrement centré sur la Diva (ici Catherine Malfitano), il évacue Tosca pour s’intéresser à ce que l’œuvre a déterminé chez une diva qui ainsi revoie sa vie. Discutable, mais intelligent. (wanderer)
  • Weill, Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny   [ArteConcert]              Aix en Provence, Festival | 2019 | Esa-Pekka Salonen / Ivo van Hove | « L’action se déroule dans une double utopie : un studio de cinéma hollywoodien (esthétique du film muet, en noir et blanc), qui est également un paradis social et fiscal (Mahagonny) afin d’attirer les investisseurs. L’idée replace ainsi l’opus dans son contexte de composition (1930, Kurt Weill fuyant cinq ans plus tard aux États-Unis). La structure en séquence est à la fois cinématographique et rappelle celle des opéras classiques rythmée par différents airs.  (olyrix) « Une affiche de choix pour un opéra qui fait son entrée dans la programmation aixoise. Et pourtant, Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny ne tient pas toujours ses promesses. Ce qui marque le plus dans cette production est une mise en scène autant vide de sens qu’écrasante. » (resmusica) « On a aimé le metteur en scène des Damnés à Avignon, déjà moins celui de Boris Godounov ou de Don Giovanni à l’Opéra de Paris : cette fois, Ivo van Hove, qui est sans doute trop sollicité, semble avoir bâclé ce Mahagonny pour lequel il n’a recours qu’à des solutions simplistes (l’opéra se passe au milieu de nulle part – donc on le joue sur une scène vide, sans décor, avec simplement quelques accessoires empilés qui s’accumulent sans jamais faire sens), remplaçant souvent, trop souvent, la dramaturgie scénique par l’inévitable placage d’images tournées en direct par un vidéaste sans talent, qui de surcroît n’avantage guère les chanteurs et chanteuses par des contre-plongées cruelles » (operaonline) « Ivo van Hove est-il fait pour l’opéra ? Manque de souffle et de vision, littéralité laborieuse : l’épopée de l’utopie avortée n’est jamais là, avec son tragique et son grotesque. On arrive à s’ennuyer en regardant l’opéra de Bertold Brecht et Kurt Weill ! Le metteur en scène belge ne sait pas diriger les chœurs, aux déplacements erratiques » (diapason)

Vous les avez vus à l’Opéra national de Lorraine, vous pourrez les revoir dans d’autres mises en scène…

  • Gluck, Orfeo ed Euridice   [Operavision] Nancy | saison 2015-16 | Rani Calderon / Ivan Alexandre
    Dublin, Irish national Opera | 2019 | Peter Whelan / Emma Martin | « Emma Martin, metteur en scène et chorégraphe, propose une production courageuse, audacieuse et brillante… Elle offre une fusion réfléchie et équilibrée de la danse contemporaine et du chant traditionnel » (theartsreview) « Pour cette production, l’Irish National Opera a collaboré avec United Fall, une compagnie dirigée par la metteure en scène et chorégraphe Emma Martin, dont le travail estompe les frontières entre le théâtre conventionnel et la danse. » (operavision)
  • Gluck, Orfeo ed Euridice   [France.tv] Nancy | saison 2015-16 | Rani Calderon / Ivan Alexandre
    Paris, Théâtre des Champs-Élysées | 2018 | Diego Fasolis / Robert Carsen | « L’élégante sobriété de la mise en scène constitue un écrin de choix pour les interprètes et leur incarnation théâtrale et musicale. Intensément expressif, Philippe Jaroussky nous a rarement paru aussi juste et émouvant… Patricia Petibon traduit dans sa voix tous les abîmes de perplexité, puis de panique et de douleur, de la jeune femme face au mutisme de l’être aimé… Sous la direction de Diego Fasolis qui conjugue autorité et souplesse, I Barocchisti sont alors à leur meilleur. » (Avantscène opéra) « Pour cette affiche de premier ordre au Théâtre des Champs-Élysées, on était en droit d’espérer un Orfeo ed Euridice incandescent. Platonique et un brin ennuyeux, on ne peut pas dire que Gluck ait beaucoup inspiré Robert Carsen et les musiciens. Patricia Petibon, singulière Euridice, aurait eu les moyens de rehausser une soirée bien austère si la production avait choisi une autre version de l’opéra que celle de 1762 » (resmusica) « Avec une telle affiche l’attente était forte, peut-être trop. Cette mise en scène de 2011 pour la Canadian Opera Company, si elle flatte l’œil – et partant, sert l’écoute – n’en n’a pas moins quelques failles qui déçoivent de la part d’un créateur de l’envergure du metteur en scène canadien » (forum opera)
  • Massenet, Werther  [OperaVision] Nancysaison 2017-2018 | J-Marie Zeitouni / Bruno Ravella |
    Bergen, National Opera | 2019 | Frédéric Chaslin / Antony McDonald | Comme à Nancy, le ténor lituanien Edgaras Montvidas chante le rôle-titre
  • Mozart, Don Giovanni   [France.tv]  Nancy | saison 2017-18 | Rani Calderon / Jean-François Sivadier
    Paris, Opéra Garnier | 2019 | Philippe Jordan / Ivo van Hove | « Dans sa mise en scène comme dans sa direction musicale, cette nouvelle production de Don Giovanni à l’Opéra de Paris vaut surtout par une distribution reposant pour l’essentiel sur de jeunes chanteurs »   (resmusica) « Distribution inégale, heureusement dominée par le Don Giovanni d’Étienne Dupuis, mordant et d’une morgue impérieuse… Leporello (Philippe Sly) semble un double en devenir de Giovanni, légèrement plus tendre – car le Don selon van Hove est ici un prédateur dur, antipathique même, qui fonctionne moins à la séduction qu’à l’intimidation »  (Avant-scène opéra) « Du théâtre chanté, du vrai, même si on peut regretter de n’être pas davantage dérouté par la proposition scénique, scène finale exceptée… » (forumopera) « Le metteur en scène part du constat que Don Giovanni, supposé séducteur de milliers de femmes, échoue pourtant dans ses différentes tentatives et en conclut que Don Giovanni est un mythomane qui utilise le pouvoir, l’argent et la force pour tenter, en vain donc, d’arriver à ses fins… ».   (olyrix)
  • Offenbach, Barbe-Bleue   [France.tv]   Nancy | saison 2013-14 | Jonathan Schiffman / Waut Koeken
    Lyon, Opéra | 2019 | Michele Spotti / Laurent Pelly | « Réjouissante parodie du conte horrifique de Perrault, Barbe-Bleue suscite, plus de cent-cinquante ans après sa création, un réel enthousiasme, dans une mise en scène très mobile de Laurent Pelly » (forumopera) « La mise en scène de Laurent Pelly est d’une efficacité redoutable. Avec un sens du rythme constant, il multiplie les gags sans jamais rompre la continuité dramatique. Il trouve en Michele Spotti un alter ego musical : le jeune chef d’orchestre s’amuse de toute évidence beaucoup en dirigeant cet opéra-bouffe » (olyrix) « Ce sera notre seule réserve scénique, Laurent Pelly peine à faire de son Barbe-Bleue autre chose qu’un simple divertissement Quelques très beaux tableaux. Mais tout cela ne fait pas oublier la mise en scène plus originale de Waut Koeken vue à Nancy en 2014. » (resmusica)
  • Rossini, Semiramide   [France.tv] Nancy | saison 2016-17 | Domingo Hindoyan / Nicola Raab
    Venise, La Fenice | 2018 | Riccardo Frizza / Cecilia Ligorio | « Passant des sommets de virtuosité vocale à la création de climats envoûtants, cette production conduit le spectateur sur les chemins de l’éblouissement… » (opera-online) « Une version royale et intégrale… dans le même théâtre de sa création en 1823 » (bachtrack)
  • Strauss, Ariane à Naxos   [ArteConcert] Nancy | saison 2016-17 | Rani Calderon / David Hermann
    Festival d’Aix en Provence | 2018 | Marc Albrecht / Katie Mitchell | « Si la production est très satisfaisante sur le plan musical, la mise en scène nous perd en chemin… » (Télérama). « Malgré un plateau luxueux, dominé par l’Ariane de Lise Davidsen, les chanteurs peinent à donner le meilleur d’eux-mêmes dans le triste spectacle de Katie Mitchell… » (Diapason) « le Festival d’Aix-en-Provence a mis de son côté de beaux atouts, à commencer par une distribution de choix. Mais la fête n’est pas au rendez-vous… » (L’avant-scène opéra)
  • Stravinsky, The Rake’s Progress   [ArteConcert] Nancy | saison 2011-12 | Tito Munoz / Carlos Wagner
    Festival d’Aix en Provence | 2017 | Tim Brown / Simon McBurney | « C’est étonnamment le travail du metteur en scène britannique Simon McBurney qui vise juste, à l’inverse des autres composantes… » (resmusica) « Sa vision de The Rake’s Progress repose sur une excellente idée de départ, mais qui, à elle seule, ne suffit pas à porter le spectacle aux sommets les plus élevés… » (forumopera) « la direction musicale n’est pas à la hauteur de l’imaginaire stravinskien… » (Télérama) « Avec une distribution très homogène, et un spectacle accompli, c’est un succès incontestable… » (wanderersite)
  • Verdi, Aida   [France.tv]  Nancy | saison 2018-19 | Giuliano Carella / Staffan Valdemar Holm
    Liège, Opéra royal de Wallonie | 2019 | Speranza Scappucci /Stefano Mazzonis di Pralafera | « Mis en scène par Stefano Mazzonis, le classique de Verdi se déploie dans un classicisme totalement assumé. La Cheffe Speranza Scappucci parvient de son côté à trouver des nuances méconnues à cette partition figurant parmi les hits de l’opéra… » (lesoir) « La mise en scène efficace, quoique très neutre et sans beaucoup d’originalité… La direction musicale peu fouillée d’une Speranza Scappucci plus habile qu’habitée ne s’embarrasse guère de détails et pèche par un certain prosaïsme dans l’enchaînement des nuances… » (resmusica) « Absence de véritable direction d’acteurs… » (bachtrack)
  • Verdi, Aida   [France.tv]  Nancy | saison 2018-19 | Giuliano Carella / Staffan Valdemar Holm
    Venise, La Fenice | 2019 | Riccardo Frizza / Mauro Bolognini, Bepi Morassi | « Reprise de la mise en scène de 1978 de Mauro Bolognini renvoyant à la grande tradition, au sens le plus flatteur du terme » (operaclick). « La conception scénique est donc en harmonie avec la nature intimement diffuse de l’œuvre de Verdi – dominée par le drame intérieur de l’esclave éthiopien et des personnages qui lui sont liés – sans amplifier (ni même sacrifier trop) ses aspects les plus spectaculaires » (gbopera) « Cette mise en scène gagne à être vue pour ses subtilités esthétiques. Radicalement sobre, toute en bois naturel, elle suggère l’Egypte, avec quelques sphinx, sommets de pyramides, une lune expressionniste et une barque intemporelle, dans des couleurs infiniment douces et des costumes très simples. » (forumopera)
  • Verdi, Macbeth   [France.tv]   Nancy | saison 2012-13 | Roberto Rizzi Brignoli / J Louis Martinoty
    Venise, La Fenice | 2018 | Myung-Whun Chung / Damiano Michieletto « Scène abstraite dépouillée, complètement vide, meublée seulement des protagonistes et surtout du chœur, omniprésent… » (agoravox) « Cette lecture hautement psychologique, dans laquelle une grande partie de l’action se déroule dans la tête de Macbeth, est cohérente et parfaitement réalisée… » (bachtrack)
  • Verdi, Nabucco  [ArteConcert]    Nancy | saison 2014-15 | Rani Calderon / John Fulljames |   Disponible jusqu’au 26 juillet
    Zürich, Opernhaus | 2019 | Fabio Luisi / Andreas Homoki | « Le metteur en scène et directeur de l’institution suisse Andreas Homoki arrive à faire pire que son Sweeney Todd du mois de décembre, en termes de platitude et de désengagement. Chorégraphies répétitives et dramaturgie de pacotille, que les chanteurs doivent passer outre pour être un tant soit peu expressifs… Fabio Luisi est un maître de cérémonie hors pair, soulignant avec panache les excès musicaux, mettant en exergue les contretemps et les basses pour déchaîner les passions. Le Philharmonia Zürich est un compagnon fidèle et robuste, excellant dans la rondeur de ses timbres et la passation de motifs d’un pupitre à l’autre. » (opera-online)
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Des’lices sur les ondes

Depuis le début de cette saison,  Mô annonce chaque évènement organisé par Des’lices d’Opéra dans l’émission «  Bonjour chez vous » sur RCF LORRAINE  NANCY 

Vous pouvez retrouver ci-dessous sa dernière intervention avec son invité Matthieu Dussouillez

En savoir plus sur l’émission : «  Bonjour chez vous » 

Culture, santé, consommation et conseils pratiques : c’est le cocktail pétillant de bonne humeur et de proximité que vous propose Pascale Michotte, en direct du lundi au vendredi à 11h !

En direct, Pascale et ses chroniqueurs comptent bien mettre en avant les talents, les richesses et les opportunités de notre belle Lorraine : agendas culturels, chroniques pratiques, découverte d’associations, informations régionales et les invités qui font l’actualité de la semaine, « Bonjour chez vous ! » c’est un rendez-vous à ne pas manquer et auquel vous pouvez ajouter votre grain de sel en adressant demandes de conseils, questions et remarques au standard de RCF Lorraine Nancy au 03.83.93.31.31 ou par mail en suivant ce lien.

Deux expositions à visiter…

Deux expositions concernant le monde de l’opéra viennent de s’ouvrir ; elles feront d’excellentes destinations pour vos vacances d’été…

La première, la plus proche, vient de s’ouvrir au Centre Pompidou-Metz (du 22 juin 2019 au 27 janvier 2020), Opéra Monde. La quête d’un art total « témoigne de la rencontre entre les arts visuels et l’opéra aux XXe et XXIe siècles. Plus qu’une exposition consacrée aux scénographies d’opéra réalisées par des artistes, elle entend mettre en lumière, en résonance, ou au contraire en tension avec l’héritage du Gesamtkunstwerk (concept d’œuvre d’art totale) wagnérien, comment les arts visuels et le genre lyrique se sont nourris mutuellement, et parfois même influencés de manière radicale. Dans ce mouvement de va-et-vient, l’opéra sert ainsi de terrain fertile d’expérimentations et de ferment pour de nouvelles sensibilités esthétiques et politiques. »

[Si vous visitez cette exposition, profitez-en pour visiter, à l’étage en-dessous, celle consacrée à la magnifique artiste allemande Rebecca Horn, Rebecca Horn. Théâtre des métamorphoses].

La seconde, Habiller l’opéra, costumes et ateliers de l’Opéra de Paris, se tient au Centre national du costume de scène à Moulins (du 23 mai au 3 novembre 2019). À l’occasion du 350e anniversaire de l’Opéra de Paris, célébré en 2019, le CNCS présente une exposition sur l’histoire du costume dans ce théâtre depuis l’ouverture du Palais Garnier jusqu’à nos jours.
« Ce vaste panorama s’articule autour des grands courants esthétiques dans ce domaine scénique au cours des XXe et  XXIe siècles. Il est illustré d’une sélection d’une centaine de costumes et de toiles de décor, conservés dans les collections du CNCS ou encore au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille, évoquant la création lyrique et chorégraphique ainsi que les grands succès du répertoire. La créativité des costumiers qui ont incarné ces évolutions, le savoir-faire des ateliers de couture qui les ont accompagnées, tout comme les directeurs du théâtre qui ont programmé les spectacles et choisi les équipes artistiques, sont évoqués dans cette grande fresque scénique. »

Les opéras du mois de juin en accès gratuit sur Internet

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Vous les avez vus à l’Opéra national de Lorraine, vous pourrez les revoir dans d’autres mises en scène…

  • Gluck, Orfeo ed Euridice   [Operavision] Nancy | saison 2015-16 | Rani Calderon / Ivan Alexandre
    Dublin, Irish national Opera | 2019 | Peter Whelan / Emma Martin | « Emma Martin, metteur en scène et chorégraphe, propose une production courageuse, audacieuse et brillante… Elle offre une fusion réfléchie et équilibrée de la danse contemporaine et du chant traditionnel » (theartsreview) « Pour cette production, l’Irish National Opera a collaboré avec United Fall, une compagnie dirigée par la metteure en scène et chorégraphe Emma Martin, dont le travail estompe les frontières entre le théâtre conventionnel et la danse. » (operavision)
  • Gluck, Orfeo ed Euridice   [France.tv] Nancy | saison 2015-16 | Rani Calderon / Ivan Alexandre
    Paris, Théâtre des Champs-Élysées | 2018 | Diego Fasolis / Robert Carsen | « L’élégante sobriété de la mise en scène constitue un écrin de choix pour les interprètes et leur incarnation théâtrale et musicale. Intensément expressif, Philippe Jaroussky nous a rarement paru aussi juste et émouvant… Patricia Petibon traduit dans sa voix tous les abîmes de perplexité, puis de panique et de douleur, de la jeune femme face au mutisme de l’être aimé… Sous la direction de Diego Fasolis qui conjugue autorité et souplesse, I Barocchisti sont alors à leur meilleur. » (Avantscène opéra) « Pour cette affiche de premier ordre au Théâtre des Champs-Élysées, on était en droit d’espérer un Orfeo ed Euridice incandescent. Platonique et un brin ennuyeux, on ne peut pas dire que Gluck ait beaucoup inspiré Robert Carsen et les musiciens. Patricia Petibon, singulière Euridice, aurait eu les moyens de rehausser une soirée bien austère si la production avait choisi une autre version de l’opéra que celle de 1762 » (resmusica) « Avec une telle affiche l’attente était forte, peut-être trop. Cette mise en scène de 2011 pour la Canadian Opera Company, si elle flatte l’œil – et partant, sert l’écoute – n’en n’a pas moins quelques failles qui déçoivent de la part d’un créateur de l’envergure du metteur en scène canadien » (forum opera)
  • Janáček, Káťa Kabanová   [OperaVision]        jusqu’au 19 juin   Nancy | saison 2017-18 | Mark Shanahan / Philipp Himmelmann
    Naples, San Carlo | 2018 | Juraj Valčuha / Willy Decker | « La formidable mise en scène de Willy Decker en 2003 est reprise avec succès… » Bachtrack. « Une excellente interprétation générale » Le Corriere dello Spettacolo. « Perfection d’une installation scénique-réalisatrice réalisée avec des moyens minimaux… Aussi impeccable, tant sur le plan scénique que vocal… » Connessi all’Opera 
  • Massenet, Werther  [OperaVision] Nancysaison 2017-2018 | J-Marie Zeitouni / Bruno Ravella |
    Bergen, National Opera | 2019 | Frédéric Chaslin / Antony McDonald | Comme à Nancy, le ténor lituanien Edgaras Montvidas chante le rôle-titre
  • Mozart, Cosi fan tutte   [ArteConcert] Nancy | saison 2012-13 | Tito Munoz / Jim Lucassen
    Lausanne, Opéra | 2018 | Joshua Weilerstein / Jean Liermier | « Un spectacle ingénieux… Un  clin d’œil passablement amer et désabusé sur le monde (voyeuriste) dans lequel nous vivons… » (opera-online) « Le metteur en scène Jean Liermier n’a pas peur de transposer l’intrigue sur un plateau d’émission de télé-réalité. Pendant deux actes de tentation, de comédie sensuelle, parfois même de bouffonnerie, mais également de larmes… » (tempslibre)
  • Rossini, Semiramide   [France.tv] Nancy | saison 2016-17 | Domingo Hindoyan / Nicola Raab
    Venise, La Fenice | 2018 | Riccardo Frizza / Cecilia Ligorio | « Passant des sommets de virtuosité vocale à la création de climats envoûtants, cette production conduit le spectateur sur les chemins de l’éblouissement… » (opera-online) « Une version royale et intégrale… dans le même théâtre de sa création en 1823 » (bachtrack)
  • Strauss, Ariane à Naxos   [ArteConcert] Nancy | saison 2016-17 | Rani Calderon / David Hermann
    Festival d’Aix en Provence | 2018 | Marc Albrecht / Katie Mitchell | « Si la production est très satisfaisante sur le plan musical, la mise en scène nous perd en chemin… » (Télérama). « Malgré un plateau luxueux, dominé par l’Ariane de Lise Davidsen, les chanteurs peinent à donner le meilleur d’eux-mêmes dans le triste spectacle de Katie Mitchell… » (Diapason) « le Festival d’Aix-en-Provence a mis de son côté de beaux atouts, à commencer par une distribution de choix. Mais la fête n’est pas au rendez-vous… » (L’avant-scène opéra)
  • Stravinsky, The Rake’s Progress   [ArteConcert] Nancy | saison 2011-12 | Tito Munoz / Carlos Wagner
    Festival d’Aix en Provence | 2017 | Tim Brown / Simon McBurney | « C’est étonnamment le travail du metteur en scène britannique Simon McBurney qui vise juste, à l’inverse des autres composantes… » (resmusica) « Sa vision de The Rake’s Progress repose sur une excellente idée de départ, mais qui, à elle seule, ne suffit pas à porter le spectacle aux sommets les plus élevés… » (forumopera) « la direction musicale n’est pas à la hauteur de l’imaginaire stravinskien… » (Télérama) « Avec une distribution très homogène, et un spectacle accompli, c’est un succès incontestable… » (wanderersite)
  • Verdi, Aida   [France.tv]  Nancy | saison 2018-19 | Giuliano Carella / Staffan Valdemar Holm
    Liège, Opéra royal de Wallonie | 2019 | Speranza Scappucci /Stefano Mazzonis di Pralafera | « Mis en scène par Stefano Mazzonis, le classique de Verdi se déploie dans un classicisme totalement assumé. La Cheffe Speranza Scappucci parvient de son côté à trouver des nuances méconnues à cette partition figurant parmi les hits de l’opéra… » (lesoir) « La mise en scène efficace, quoique très neutre et sans beaucoup d’originalité… La direction musicale peu fouillée d’une Speranza Scappucci plus habile qu’habitée ne s’embarrasse guère de détails et pèche par un certain prosaïsme dans l’enchaînement des nuances… » (resmusica) « Absence de véritable direction d’acteurs… » (bachtrack)
  • Verdi, Aida   [France.tv]  Nancy | saison 2018-19 | Giuliano Carella / Staffan Valdemar Holm
    Venise, La Fenice | 2019 | Riccardo Frizza / Mauro Bolognini, Bepi Morassi | « Reprise de la mise en scène de 1978 de Mauro Bolognini renvoyant à la grande tradition, au sens le plus flatteur du terme » (operaclick). « La conception scénique est donc en harmonie avec la nature intimement diffuse de l’œuvre de Verdi – dominée par le drame intérieur de l’esclave éthiopien et des personnages qui lui sont liés – sans amplifier (ni même sacrifier trop) ses aspects les plus spectaculaires » (gbopera) « Cette mise en scène gagne à être vue pour ses subtilités esthétiques. Radicalement sobre, toute en bois naturel, elle suggère l’Egypte, avec quelques sphinx, sommets de pyramides, une lune expressionniste et une barque intemporelle, dans des couleurs infiniment douces et des costumes très simples. » (forumopera)
  • Verdi, Macbeth   [OperaVision]   jusqu’au 6 juin    Nancy | saison 2012-13 | Roberto Rizzi Brignoli / J Louis Martinoty
    Venise, La Fenice | 2018 | Myung-Whun Chung / Damiano Michieletto « Scène abstraite dépouillée, complètement vide, meublée seulement des protagonistes et surtout du chœur, omniprésent… » (agoravox) « Cette lecture hautement psychologique, dans laquelle une grande partie de l’action se déroule dans la tête de Macbeth, est cohérente et parfaitement réalisée… » (bachtrack)
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Disparition d’Eva Kleinitz, directrice de l’Opéra national du Rhin

Eva Kleinitz, la directrice générale de l’Opéra national du Rhin vient de disparaitre. Nous reproduisons ci-dessous le témoignage que Camille de Rijck, le fondateur de Forumopera, a posté sur son blog Via Gambardella.

Inoubliable Eva Kleinitz

« Mon Dieu, comme Eva était belle ! Une beauté franche, riante, sincère et grave. La vraie beauté. Celle qui a priori ne s’efface jamais et qu’on porte encore dans ses vieux jours.

D’autres que moi – qui la connurent plus intimement – diront quelle femme exceptionnelle elle était. Mais il n’y a pas de mal à joindre ma voix à la leur.

Eva est arrivée à La Monnaie en même temps que Peter de Caluwe qui l’avait chipée aux équipes du festival de Bregenz. Il lui offrit les fulgurances de la modernité bruxelloise en échange de cette grande scène plantée sur l’eau et destinée aux milliardaires Suisses. Elle n’hésita pas longtemps.

Avec Peter ; avec Bernard Coûtant et Christian Longchamp ils formèrent une dream team comme l’univers de l’opéra en connut peu. Pendant un temps, tout le monde se rua à Bruxelles. La Monnaie devint Opera House of the year aux yeux du magazine Opernwelt et parvint à s’inscrire dans l’impossible succession de Bernard Foccroulle et de Gérard Mortier.

Eva resta six ans à La Monnaie. Elle accepta ensuite le poste de directrice à l’opéra de Stuttgart et candidata enfin à l’Opéra National du Rhin où elle fut accueillie en Messie. Dire qu’elle laissa partout derrière elle l’image d’une professionnelle qui ne sacrifiait jamais ses équipes sur l’autel de son zèle est un doux euphémisme.

Quand il fut question de remplacer le débonnaire Stéphane Lissner a l’Opera de Paris, contrairement à certains de ses collègues qui louvoyèrent et se perdirent en « peut-être que… », Eva fut implacable et confirma qu’elle ne s’était pas embarquée à Strasbourg légèrement. Ses premières saisons furent un enchaînement de réussites.

Seuls ceux qui la croisèrent pourront témoigner de ce charme, de cette beauté, qui portait à la fois la bienveillance et la plus profonde intelligence. Elle avait cette qualité princière d’inspirer confiance et rigueur à la fois.

Il est des êtres humains dont le monde se prive avec un petit peu plus d’amertume. Eva appartient incontestablement à ceux-ci. Restera le souvenir de son sourire, de son talent et de sa souveraine bienveillance. Il semble inadmissible qu’ils ne soient déjà plus de ce monde. »