RENCONTRE DU 24 SEPTEMBRE 2016

Bonjour à tous et merci de votre présence.

Avant de vous laisser en compagnie de Claude Cortese comme annoncé dans le programme, je vais vous présenter rapidement l’esprit de notre nouvelle saison associative intitulée : L’opéra, ça intrigue ! L’opéra, ça vous intrigue !

Pourquoi cette thématique ? Parce que ce qui intrigue, ce qui étonne, aiguillonne et questionne, L’inattendu surprend, réveille, ouvre le regard, donne à voir.

Nous vous convions donc à une saison associative décalée, imprévisible et pleine d’humour non pour fuir le monde angoissant dans lequel nous vivons mais au contraire pour être mieux en mesure d’y faire face et de trouver des ébauches de réponse aux questions de fond qu’il nous pose. Non pour fuir mais peut-être pour réapprendre le rire, car comme le dit Y. Cusset dans son dernier ouvrage Tractatus-philo-comicus, le rire n’est pas le contraire du sérieux, il est son ombre portée.

Pour commencer, nous vous proposons, le 22 octobre prochain,  une soirée Gospel à l’Opéra. Que vient faire une voix noire de Gospel dans un opéra ? C’est peu habituel surtout que vous aurez à faire avec une chanteuse lyrique qui s’est convertie au gospel. Certains parmi vous se souviendront peut-être de cette cantatrice, qui a chanté, en 1990, sur la scène nancéienne et sous la baguette de Jonathan Darlington, le rôle-titre de l’opéra  Dido and Aeneas de Purcell dans la mise en scène de Moshe Leiser et Patrice Caurier. Que va nous proposer Jo Ann Pickens ? Airs d’opéra et Gospels ? Pour le savoir, il faudra venir et amener le plus d’amis possible car ce jour-là nous fêterons nos dix ans d’existence et les 15 ans de la délégation « Intégration et Droits de l’homme de la Ville de Nancy » avec laquelle nous sommes en partenariat pour organiser cette manifestation.

Suivra le 12 novembre, toujours dans la grande salle de l’Opéra et dans le cadre de la journée  mondiale de la voix, une rencontre mystérieuse, intrigante avec le monde des sons et Bruno Mallea. De faux airs de faussaires. Rien ne va plus dans le monde de la Haute Fidélité, les sons sont en dessus dessous, voire en dessous de tout….à suivre en live.

Puis nous aurons rendez-vous peu avant Noël, avec les illusionnistes de l’ombre, une promenade à travers les machineries infernales de la scène et des décors, là où dorment les fantômes de l’Opéra. Ames sensibles s’abstenir.

Début 2017, le 7 janvier exactement, nous vous proposons une petite forme théâtrale qui décoiffe avec la comédienne Peggy Dias, bras droit du metteur en scène O. Porras, celui qui avait mis en scène L’élixir d’amour. Peggy est une spécialiste du masque. Sous quels visages va-t-elle nous apparaître ?
Dans notre rubrique, découverte d’un instrument, nous accueillerons le cor… anglais. Mais pourquoi donc anglais ? Y-a-t-il là un rapport avec le récent Brexit ? Le cor anglais dépité du choix fait par ses compatriotes fuirait-il son pays d’origine pour rester dans l’union européenne ?  Nous en saurons plus avec Florine Hardouin, cor anglais solo à l’orchestre symphonique et lyrique de Nancy, qui nous présentera ce cousin éloigné des cors.

Enfin nous terminerons le parcours comme chaque saison avec Laurent Spielmann. Et je ne sais pas encore à quelles malices nous serons mangés. Suspense donc là encore !

Deux autres rencontres plus sérieuses mais tout aussi intrigantes sont prévues avec les équipes de deux opéras Sémiramide d’une part et Ariadne auf Naxos de l’autre, sous la baguette de Claude Cortese. Mais chut, le voici justement pour notre première intrigue : Alors Claude, comment fait-on le bon choix des bonnes voix, bien ajustées aux personnages des opéras ?

Mô Frumholz-Burtin

Pour marque-pages : Permaliens.

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