Laurent Spielmann

Comme chaque année en fin de saison, nous avons eu le plaisir de converser avec Laurent Spielmann, directeur de notre Maison d’opéra. Cette rencontre, officiellement programmée dans la convention qui nous lie à l’Opéra, nous permet d’échanger sur la saison qui se termine et d’aborder la programmation prochaine.

Récriminations, compliments, questions, Mô nous invite à nous exprimer sans réserve. Laurent Spielmann, lui même se dit très content d’entrer en dialogue avec nous, de voir ce qui nous a plu et déplu…, ce qui nous a intéressés ou alertés.

Il nous rappelle d’abord que la saison n’est pas terminée : en juin, nous aurons Der Zwerg (Le Nain) de Zemlinsky (auquel, rappelons-le, nous avons été préparés lors d’une manifestation Des’lices, Monstre-toi si tu l’oses, en février 2013). En juillet sur la place Stanislas, les chanteurs de la classe de maître de Ruggero Raimondi se produiront en concert.**

Traque des fuites d’eau et travaux de toiture, amélioration du matériel de projection des sous-titres, du matériel son et des projecteurs… voilà pour les questions techniques.

Le débat a ensuite porté sur : les mises en scène avec chœurs hors-scène qui peuvent se concevoir dans certains cas seulement (le motif économique ne devrait pas être retenu, rassurons-nous, ce ne sera pas le cas pour Turandot cette saison), le beau succès de la version scénique d’Artaserse, le remplacement ou pas dans l’immédiat de Tito Muñoz.

Le souhait a été émis que les critiques écrites directement au Directeur soient prises en compte ; lui-même reconnaît son erreur. Ce fut le cas à propos de René l’Enervé pour lequel il est d’ailleurs interpellé par deux personnes de l’assemblée. «Il est important que nous soyons présents sur tous les registres» est une réponse recevable… encore faut-il que l’œuvre soit à la hauteur, c’est en tout cas la réaction d’une partie du public.

Sur la programmation, nous aurons un jour Lulli (et pas Rameau) comme souhaité par l’un de nous.

Enfin, la question de l’approche des élections municipales est soulevée. La culture est un terrain qui souffre. Laurent Spielmann redit qu’il y a encore du travail à faire, ensemble.

Marie-Christine Haton

** Suite aux interrogations d’un certain nombre d’adhérents, nous souhaitons ajouter les précisions suivantes concernant cette manifestation. Il s’agit là d’une action de l’association Passion Opéra, menée en partenariat avec l’Opéra. Nous regrettons que l’Opéra national de Lorraine ne fasse pas écho aussi largement à la manifestation de Des’lices, menée également en partenariat avec l’ONL, et proposée chaque saison à tous les abonnés dans la grande salle de l’Opéra.

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