L’opéra peut-il être pop(ulaire) ?

Partant d’une anecdote, la reprise en live de la Habanera de Carmen par le leader du groupe Nirvana, Kurt Cobain, Simon Hatab se demande sur cette page REGARDS du site de l’Opéra de Paris si la scission entre l’opéra et la musique pop est aussi définitive qu’on voudrait nous le faire croire. Il a posé la question à Agnès Gayraud, philosophe et musicienne sous le nom La Féline, qui a signé sur le sujet un essai passionnant – Dialectique de la pop, paru aux éditions La Découverte.

Olivier Py et les arts plastiques

Olivier Py, auteur, acteur, chanteur, metteur en scène de théâtre et d’opéra, est aujourd’hui le directeur du Festival d’Avignon. Rappelons qu’il a commencé sa carrière de metteur en scène d’opéra en mettant en scène le Freischütz de Weber en 1999 à Nancy. Le site ForumOpera.com nous propose ici une vidéo où Olivier Py nous parle de dix œuvres dans l’histoire de l’art qui l’ont influencé d’une manière ou d’une autre.

En complément, lisez la grande biographie de Timothée Picard, Olivier Py, Planches de salut, éditée chez Actes Sud en 2018.

Le concerto pour la main gauche de Maurice Ravel

Si vous n’êtes pas allé hier soir jeudi 16 mai au concert Salle Poirel, vous avez raté la splendide interprétation du concerto pour la main gauche de Maurice Ravel par Bertrand Chamayou et l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy dirigé par Pierre Bleuse. Mais vous pouvez encore vous rattraper ce soir… Vous constaterez que Bertrand Chamayou pose sa main droite inactive sur le haut du piano alors que la plupart des pianistes la placent sur le bord droit du tabouret. Je vous signale ici sur YouTube une interprétation singulière de la pianiste Yuja Wang (et l’Orchestre de l’Académie Sainte Cécile de Rome, dirigé par Lionel Bringuier) :  Yuja Wang utilise un iPad Pro pour lire la partition ; du coup sa main droite lui sert pour « tourner les pages ».

Les « Illustrated Synopses » du MET

A l’occasion de la saison 2017-2018, nous vous avions proposé nos « Petites bulles lyriques ». D’après les retours (certes peu nombreux), cette initiative a rencontré un succès mitigé, aussi nous avons suspendu leur publication au bout de deux numéros (que vous pouvez toujours consulter en visitant le coin lecture du site). Histoire d’essayer de vous convaincre du bien fondé de cette initiative, je vous invite à regarder ce que le site internet du prestigieux Metropolitan Opera de New York (le MET pour faire court) propose avec ses « Illustrated Synopses » (cliquer sur ce lien).

Les 100 chefs-d’œuvre du classique pour les nuls

Souvent présenté comme le mélomane compulsif de service, je suis parfois abordé par des adhérents de Des’lices qui sollicitent un conseil quant à la bonne façon de « convertir » leurs proches aux bienfaits de la musique « classique ». Tout le monde n’a pas eu la chance de naître dans une famille musicienne ou mélomane, ou de rencontrer un formidable professeur de musique. Le petit livre écrit par Benjamin François, par ailleurs professeur au conservatoire de Paris et producteur sur France Musique, peut sans doute faciliter cette mission. Il examine ainsi 100 chefs-d’œuvre de la musique classique qu’il présente à la façon d’un menu de restaurant : des œuvres amuse-bouches de moins de 3 minutes, puis des œuvres de 5 minutes, puis de 15 minutes, enfin des œuvres de 30 minutes. Il termine le tout judicieusement par 10 portraits de compositrices. Il complète à chaque fois les références discographiques par des mots-clefs susceptibles de faciliter la recherche de vidéos associées sur YouTube.

Les 100 chefs-d’œuvre du classique pour les nuls. Benjamin François, First Editions, Pour les nuls (poche), 2018.